Editorial

Éditorial : Filières dormantes

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Pour faire de la croissance soutenue et sur une longue durée, le Maroc n’aura d’autre choix que d’allumer et faire tourner à plein régime tous les moteurs susceptibles d’alimenter le cycle économique. Certains le sont déjà, certes, et produisent de la valeur ajoutée, drainent de l’investissement et créent des emplois. Industrie automobile, agriculture et agroalimentaire, aéronautique, phosphates et dérivés, textile, tourisme, offshoring… Ce sont les locomotives devenues classiques depuis quelques années. Mais la nouvelle Charte de l’investissement est de nature à encourager l’émergence d’une multitude d’autres filières à forts potentiels mais qui sont encore dormantes ou faiblement exploitées par le secteur privé. Dans l’éolien, par exemple, des chiffres dévoilés récemment indiquent que les projets de sites de production d’énergie éolienne au Maroc vont générer d’ici 2027 quelque 174.000 emplois. D’autres analyses et recherches universitaires récentes ont également démontré que les secteurs d’activités dits de l’économie verte peuvent potentiellement générer pour le Maroc d’ici 2040 une moyenne de 270.000 emplois nets par an et un PIB additif moyen de 170 milliards de dollars. Matériaux de construction, construction navale, meubles en bois et en kit, petit électroménager domestique… la liste des autres filières dormantes est longue. Des banques de projets clé en main sont disponibles. Les moyens et l’accompagnement aussi. Au secteur privé et surtout aux jeunes entrepreneurs d’oser plus…