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Éditorial : Puzzle recomposé

© D.R

Lors de son exposé ce mardi devant les conseillers, le Chef du gouvernement a procédé à un édifiant «plantage de décor» qui, en mettant côte à côte des données telles les pièces d’un puzzle, a tracé en fait un tableau d’ensemble qui permet de se rendre compte de la trajectoire du Maroc et de l’ampleur de ses réalisations ces dernières années.

Sujet du jour chez les conseillers, la justice sociale et territoriale, un des piliers du projet national voulu par le Souverain, n’est pas un concept abstrait et encore moins un slogan, mais une trajectoire structurante qui place le citoyen et son territoire au cœur des politiques publiques. La régionalisation avancée, les programmes intégrés en milieu rural et la refonte des politiques sociales traduisent cette volonté de bâtir un Maroc plus équilibré, où chaque espace devient une opportunité et non une limite.

Dans ce chantier de très longue haleine, l’action gouvernementale joue un rôle déterminant. Assidue, méthodique et parfaitement alignée sur la vision royale, elle a engagé un véritable changement d’échelle : hausse de près de 87% de l’investissement public entre 2020 et 2025, modernisation accélérée du réseau de santé avec 1.400 centres de soins primaires, généralisation de l’accès à l’électricité, à l’eau potable et au transport rural, montée en puissance des «Écoles pionnières» et soutien direct à plus de trois millions d’enfants. Ce volontarisme assumé traduit une même conviction : la justice territoriale est d’abord un travail concret, quotidien, mesurable.

Le Programme de réduction des disparités territoriales, fort de 50 milliards de dirhams, illustre cette cohérence entre vision et mise en œuvre. Il a amélioré la vie de plus de 17 millions de Marocains et contribué à réduire la pauvreté multidimensionnelle de 11,9% à 6,8% en une décennie. Mais l’essentiel est devant nous : le Maroc s’apprête à franchir une nouvelle étape, fondée sur «l’intelligence territoriale», l’identification fine et segmentée des besoins des montagnes, des oasis, du littoral et des campagnes fragiles, et la transformation des centres ruraux émergents en véritables pôles de développement.
C’est là que se mesure le Maroc ascendant : dans la capacité à traduire la vision royale en politiques publiques coordonnées, adaptées, rapides et efficaces. À Casablanca comme dans un douar de haute montagne, l’enjeu reste exactement le même: faire que chaque citoyen perçoive, dans son quotidien, la réalité d’un État présent, fort, qui agit, investit et construit un modèle de développement réellement partagé.

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