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Éditorial : Révolutions induites

© D.R

La généralisation de la protection sociale mérite bien son statut de réforme structurante.

En permettant à une plus large partie de la population de disposer d’une couverture pour accéder aux soins médicaux en toute sérénité, la réforme a entraîné dans son sillage une multitude d’autres secteurs et généré d’autres réformes induites qui s’imposaient. Les domaines médical et pharmaceutique sont évidemment les premiers à être tirés vers le haut parce que les hôpitaux publics et les cliniques privées doivent faire face à une évolution sans précédent des effectifs des patients et clients.

Mais ils ne sont pas les seuls. Dans le cercle immédiat des acteurs touchés en premier, il y a aussi la CNSS qui, de par son statut de gestionnaire principal de la généralisation, se devait elle aussi de faire sa révolution, de s’inscrire en rupture avec le mode de gestion du passé et d’oser des changements qu’on croyait impossibles tellement ils ont tardé à être opérés.

Le dernier en date n’est autre que la modification du seuil minimal de cotisation donnant droit à une pension de retraite qui d’un seul coup ouvrira ce droit à des millions de cotisants qui en étaient privés. Sans le chantier de la couverture maladie, combiné avec l’institutionnalisation du dialogue social, une telle refonte était probablement vouée à rester encore dans les oubliettes du temps…

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