L’option de reconfiguration du portefeuille des entreprises et établissements publics a été retenue de manière irrévocable. C’est une nécessité au moment où l’État est appelé à optimiser et rationaliser son mode d’intervention dans des secteurs productifs ou de services. Mais cette reconfiguration ne pourra se faire sans que soit mené en parallèle un travail en profondeur sur la vocation et les missions des entreprises publiques et pour définir les nouvelles limites jusqu’auxquelles le secteur privé peut pousser son périmètre d’action. Cette réflexion passera nécessairement par une clarification actualisée de la ligne de démarcation entre la mission de service public et le reste des activités à caractère commercial. Aujourd’hui, et encore plus que jamais, l’action des établissements financiers publics est vitale dans une logique d’inclusion financière, de rattrapage de déficits, d’extension des prestations ou encore d’accompagnement de politiques publiques dans divers secteurs parfois en jouant le rôle de locomotives. Cette mission, qui illustre bien la notion de service public, n’est souvent, voire jamais, rentable. Elle est pourtant indispensable et surtout irremplaçable. Cela dit, en même temps, on demande à ces banques publiques de s’aligner sur les mêmes standards que leurs consœurs privées en termes de profitabilité, de productivité, de ratios prudentiels, de normes, etc. Les deux optiques sont diamétralement opposées, voire inconciliables, et l’État actionnaire devra trouver la meilleure formule soit pour libérer ses entreprises du poids du service public, soit de leur permettre de s’y consacrer pleinement mais exclusivement.










