EditorialUne

Entreprises publiques

© D.R

Chaque année à la même période, en l’occurrence celle de la discussion du projet de loi de Finances chez les parlementaires, le sujet des entreprises publiques revient avec force dans le débat.

Et cette année encore plus car ces entreprises étant par excellence le bras économique de l’État, leur performance et leur efficacité pèsera encore plus lourd dans la balance à un moment où la pression budgétaire se fait de plus en plus grande. Le principe de la mise en cohérence des entreprises publiques est déjà acté à travers la loi-cadre publiée au BO il y a deux ans. Et ce n’est qu’au début 2022 qu’a commencé véritablement le balisage du terrain pour entamer la grande refonte.

En 2023, le gouvernement donnera probablement et logiquement un net coup d’accélérateur en ciblant les secteurs les plus prioritaires comme l’énergie, les infrastructures comme les ports, aéroports, autoroutes ou encore le transport.

La réforme des entreprises publiques n’est pas seulement dictée par la nécessité d’optimisation des moyens et des investissements, souvent lourds, mais aussi et surtout par des impératifs de cohérence et de rationalisation de l’intervention publique.

Au passage, cette reconfiguration permettra enfin de libérer des ressources humaines, matériels et même financières qui pourraient être réallouées à d’autres secteurs ou programmes prioritaires.