Lors de manifestations et d’événements de grande envergure comme celui que vit le Maroc aujourd’hui, certains volets s’imposent naturellement à l’attention : le sportif bien sûr, mais aussi l’organisation, les infrastructures, les transports ou encore l’hébergement et la restauration. Autant d’éléments visibles, concrets, immédiatement évalués par le public et les médias.
Mais la réussite d’un événement de cette ampleur repose aussi, et parfois surtout, sur des aspects beaucoup moins perceptibles à l’œil nu.
À la veille du coup d’envoi de la CAN 2025, une équipe d’experts de la CAF était encore en tournée dans quelques établissements hospitaliers des grandes villes hôtes. Objectif : vérifier que tout est prêt pour faire face à toutes les situations, sans exception. Ce détail en dit long. La santé, comme la sécurité, ne se limite pas à des équipements ou à des protocoles affichés ; elle repose sur une capacité d’anticipation, de coordination et de réaction à toute épreuve.
Le volet sécuritaire obéit à la même logique. Il est évidemment question d’image et de réputation, mais bien plus encore de responsabilité. Car il s’agit pour le Maroc d’assurer la sécurité de millions de visiteurs, de délégations officielles et de citoyens, non seulement dans et autour des stades, mais sur l’ensemble du territoire national (lire l’article en page 3).
Le citoyen, le visiteur ou le spectateur ne perçoit souvent que la partie la plus visible : les forces de l’ordre déployées sur la voie publique, aux abords des sites ou dans les fan zones. Or, cette présence n’est que la partie émergée de l’iceberg. La partie invisible est, elle, bien plus vaste et bien plus complexe.
Assurer une sécurité optimale, ce n’est pas seulement installer des dispositifs sur des lieux précis. C’est surtout anticiper, faire de la veille permanente, croiser les informations, coordonner des acteurs multiples, piloter un écosystème entier qui travaille en continu, souvent loin des projecteurs.
C’est précisément là que se joue la vraie réussite. Quand rien ne se passe, quand tout fonctionne sans heurts, quand le public ne se pose même pas la question de la sécurité, c’est que le travail en amont a été fait. Et c’est peut-être dans ce silence, discret mais maîtrisé, que se mesurent le mieux la maturité et le savoir-faire d’un pays hôte.










