EditorialUne

Investisseur formateur

© D.R

L’accord que vient de sceller l’avionneur Boeing pour localiser du sourcing au Maroc est la concrétisation de ce que devraient être les effets induits de l’investissement d’une nouvelle génération.

L’industrie marocaine se trouve aujourd’hui à un moment de transformation important de son histoire où l’investissement, national mais surtout étranger, est appelé à jouer un rôle au-delà des schémas classiques.

Les entreprises qui investissent dans le pays apportent non seulement de la richesse et de l’emploi, mais également une expertise et une technologie qui peuvent aider à stimuler la croissance économique future et sa montée en puissance en termes de valeur ajoutée technologique et d’innovation.

Accorder des avantages et des incitations aux investisseurs ne doit plus être mis en balance seulement avec les créations d’emplois et les volumes investis mais aussi et désormais avec les bénéfices à plus long terme en termes de transfert de savoir-faire et de technologies.

C’est la meilleure voie pour l’économie marocaine d’acquérir de nouvelles compétences, de développer de nouveaux métiers porteurs pour l’avenir et de diversifier davantage sa production. A travers le contrat de compensation avec Boeing, par exemple, le Maroc pourra disposer dans quelques années d’un tissu industriel spécialisé dans les métiers stratégiques de l’aéronautique de défense. Même les meilleures formations au monde ne peuvent rivaliser avec l’apprentissage dans les usines-écoles.