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La guerre du futur se prépare ici !

© D.R

Des blindés dans le désert, des manœuvres coordonnées, des soldats venus de plusieurs pays. Derrière ces images désormais connues et cette mécanique bien rodée, l’exercice «African Lion», surtout avec la thématique choisie pour l’édition de cette année, raconte aujourd’hui autre chose (lire l’article en pages 4 à 6). Il dit, mais sans forcément le montrer, que la guerre n’est plus tout à fait là où on la voyait hier.

Les conflits ne sont plus seulement et nécessairement armés. Ils s’étendent désormais à des espaces invisibles mais décisifs : le cyber, l’électromagnétique, les données, voire l’extra-atmosphérique. La supériorité au combat ne repose plus uniquement sur la puissance de feu, mais sur la capacité à anticiper, à coordonner et à intégrer des technologies de plus en plus complexes. Et surtout, la guerre ne se gagne plus seul.

Dans ce basculement, «African Lion» prend une dimension particulière. Ce qui n’était, à ses débuts, qu’un exercice de coopération militaire classique est devenu progressivement un laboratoire grandeur nature. Un lieu où se testent non seulement des équipements, mais aussi des doctrines, des modes de commandement et des formes nouvelles d’interopérabilité entre forces.

Et le Maroc, dans ce dispositif, n’est plus simplement un pays hôte. Il est devenu un acteur structurant. Par sa position géographique, bien sûr, mais aussi et surtout par la constance de ses choix, la stabilité de ses institutions et sa capacité à offrir un cadre d’expérimentation crédible et ouvert. Ce n’est pas un hasard si l’exercice s’élargit d’année en année, tant en volume qu’en complexité des opérations.

Et derrière les drones, les systèmes de commandement ou les modules de cybersécurité, c’est toute une logique d’écosystème qui se met en place. Universités, industriels, centres de recherche : la défense s’inscrit désormais dans une dynamique plus large où technologie, innovation et souveraineté se croisent.
Dans un monde où les lignes de fracture sont mouvantes et souvent invisibles, la capacité à se préparer devient presque aussi stratégique que celle de combattre. «African Lion» en est l’illustration. Et, à juste titre, le Maroc semble pleinement s’y inscrire.

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