Editorial

La manne de l’Aïd

© D.R

Plus qu’une fête religieuse sacrée, Aïd Al Adha est une formidable et grandiose opération à caractère économique puisqu’il est synonyme d’un méga-transfert de richesse en faveur du monde rural en général et des éleveurs en particulier. En 2023, la dépense globale des ménages marocains à l’occasion de la fête avait atteint, selon les estimations du HCP, le chiffre vertigineux de 18 milliards DH dont une grande partie est évidemment consacrée à l’achat de moutons. Une véritable manne financière pour les agriculteurs et éleveurs. Mais ils ne sont pas les seuls. Les effets économiques induits directs et indirects de l’Aïd profitent également à tout un écosystème fait de prestataires, artisans, transporteurs, négociants, petits producteurs, commerçants et une multitude d’autres acteurs dans diverses filières dont certaines saisonnières. Les retombées de la fête vont encore plus loin puisqu’elle est souvent aussi l’occasion pour beaucoup de familles marocaines résidant à l’étranger de rentrer au pays pour la célébrer dans l’ambiance typiquement marocaine. Ce qui signifie, là aussi, des retombées financières conséquentes du fait des dépenses générées en transport, en hébergement, en loisirs et en consommation.

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