EditorialUne

La moitié du verre…

© D.R

La détection récente sur les étalages d’une grande surface d’un lot de pastèques impropres à la consommation est un incident qui peut se prêter à deux lectures.

La première, largement relayée par les réseaux sociaux qui ont été d’ailleurs à l’origine du lancement d’alerte, a consisté naturellement à fustiger tous les acteurs de la chaîne depuis les services chargés du contrôle jusqu’à l’enseigne qui commercialisait le lot de pastèques en question. Les adeptes de cette première vision crient évidemment au scandale et dénoncent l’incompétence, le laisser-aller, etc.

Une deuxième lecture possible, elle, est la moitié pleine du verre. Certes, l’alerte a été donnée après coup, une fois le produit mis sur le marché, voire probablement déjà consommé. Mais si la marchandise infestée a été détectée c’est bien la preuve que les dispositifs de contrôle ont fonctionné malgré tout et après coup. Les analyses et les outils de traçabilité ont permis de remonter la filière et d’identifier avec précision l’origine des pastèques, la parcelle où elles ont été cultivées et l’exploitant qui les a fournies. Les sanctions vont probablement suivre.

Tout cela veut dire que les mécanismes de contrôle et de traçabilité alimentaires sont opérationnels mais certainement pas infaillibles. De tels incidents, regrettables certes, sont in fine le meilleur moyen pour améliorer davantage les dispositifs existants et détecter les failles.