Les caractéristiques techniques et résultats de la dernière sortie à l’international du Maroc viennent confirmer, à ceux qui en doutaient encore, la solidité et la bonne tenue de l’économie nationale.
C’est aussi une bonne marque de confiance apportée par des dizaines d’investisseurs institutionnels d’envergure mondiale qui, par la même occasion, viennent débouter ces voix, y compris parfois de l’intérieur, dont la seule obsession est de vouloir diffuser les messages négativistes et destructeurs sur l’état de l’économie marocaine. La preuve, alors que le Maroc souhaitait lever 2 milliards d’euros, il s’est vu proposer un volume égal à 3,5 fois plus ses besoins avec un carnet d’ordres de 7 milliards d’euros. En des termes plus simples, sur les marchés mondiaux, les investisseurs souhaitant et cherchant le «papier Maroc» ont été beaucoup plus nombreux que le volume offert.
Connaissant le niveau d’expertise de ces investisseurs, cela ne peut avoir qu’une et une seule explication : la confiance qu’ils ont dans les fondamentaux présents et futurs de l’économie marocaine puisque ces emprunts s’étalent sur une maturité de 10 ans. Autre détail qui ne trompe pas : le spread qui représente le différentiel entre le cours acheteur et le cours vendeur. Plus le spread est bas, plus l’opportunité est jugée intéressante par l’investisseur. Jusqu’à 300 points de base, les marchés considèrent un actif comme étant un bon investissement. Le Maroc a pu lever ses 2 milliards d’euros avec deux spreads de 155 pbs et 215 pbs. La vérité des marchés est implacable.