EditorialUne

La voie de la confiance

© D.R

À minuit, ce mardi 22 septembre, la campagne s’arrête. Place au silence électoral avant que, quelques heures plus tard, les urnes ne parlent.

Mercredi 23 septembre, à partir de 8 heures, les citoyens exprimeront leur choix. Mais derrière chaque bulletin, il y aura aussi un jugement sur ce qu’ils ont vu, lu et entendu pendant cette campagne et même bien avant. Sur les programmes, bien sûr. Sur les candidats. Mais aussi sur la manière dont les partis ont fait de la politique ces dernières années.

Toutes les formations n’ont pas la même conception de l’action partisane. Certaines ont très tôt choisi de travailler dans la durée, de multiplier les rencontres, d’aller sur le terrain et de construire progressivement leurs réseaux et leurs liens avec les citoyens. D’autres ont davantage concentré leur effort de mobilisation sur les dernières semaines et, naturellement, sur la campagne électorale elle-même.

Deux démarches différentes qui vont maintenant rencontrer le seul juge qui compte dans une élection : l’électeur.
En 2021, le taux de participation de plus de 50% indiquait déjà une évolution encourageante.

Et le chiffre de 2026 nous apportera davantage de réponses. Il nous dira lequel des deux, à savoir l’action en profondeur sur le terrain ou l’opportunisme électoraliste, a fini par avoir le dessus…

Le véritable verdict du 23 septembre ne portera donc pas uniquement sur des partis. Il nous dira aussi quelque chose de l’état et de l’évolution de la confiance des Marocains dans la politique elle-même.

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux