L’enfer c’est l’autre

L’enfer c’est l’autre

Quand un politique, de surcroît candidat à des élections, descend sur le terrain à la rencontre du citoyen c’est pour expliquer son projet mais aussi pour écouter la rue.

Le propre de la politique n’est-il pas justement d’accepter le débat contradictoire et d’être réceptif à la critique voire au reproche ? Quand un ancien ministre, candidat par ailleurs et membre de la direction d’un parti qui se présente comme le grand défenseur de la démocratie et toujours comme la victime, s’en prend en pleine campagne à des citoyens parce qu’ils lui font part en toute franchise de ce qu’ils lui reprochent, c’est visiblement du double langage doublé d’intolérance de l’avis divergent.

Quand un autre candidat du même bord, au lieu de venir exposer pourquoi les électeurs doivent voter pour son parti, préfère plutôt leur exposer pourquoi ils ne doivent pas voter pour l’autre, lui et son parti se mettent délibérément dans la posture du vote par défaut. Et au passage, c’est le plus important, cela confirme que ledit parti n’a manifestement rien à proposer de concret pour les années à venir.

Il y a une grande différence entre un parti qui fait campagne pour ses idées et ses projets qu’il a construits à travers de longues années de travail et d’écoute et un autre qui a pour seul argumentaire de campagne de détruire l’autre. Et le citoyen saura probablement la faire.

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