EditorialUne

Lucidité et quick wins

© D.R

La réforme de l’éducation sera lourde, longue et laborieuse. Sur ce point, le gouvernement est lucide à l’image de son chef qui faisait le point sur la question en début de semaine devant les députés.

Le passif et les dysfonctionnements qui ont été cumulés au fil des décennies ne peuvent raisonnablement pas été résorbés en l’espace d’un an, deux ou trois ans. Une telle réforme ne commencera à produire pleinement ses effets et fruits que dans quelques années. Et c’est, là, typiquement le genre de réformes sur lesquelles le volet communication est décisif car il permet de maintenir la mobilisation et l’adhésion surtout au début du processus quand les attentes sont encore immenses et, naturellement, les effets pas suffisamment perceptibles.

Durant cette première phase de démarrage, cruciale pour la réussite ou l’échec, et à l’image de l’exercice de lundi dernier du chef de gouvernement devant les députés, la communication pertinente est celle qui se focalise sur la vision mais aussi sur les premières réalisations qui peuvent la conforter. Car aussi lourde qu’elle soit et au-delà du cadre stratégique global, la réforme de l’école se gagne aussi à coups de petites victoires quotidiennes dans les établissements et dans les salles de classe. Ces victoires sont ce qu’on appelle des «quick wins» très précieux pour les communicants quand ils savent les mettre en valeur.

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