EditorialUne

Marge de manœuvre

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Le nouveau cadre juridique qui va régir les investissements offre l’occasion idéale au Maroc pour donner corps véritablement à un ensemble d’orientations qui font la nouvelle vision en matière économique, sociale et même sociétale.

Si, à la base, la finalité de la future charte est la même, à savoir encourager et mobiliser l’investissement, elle sera certainement différente des anciens textes sur la nature, la teneur et la géographie de ces investissements. Car, en plus des priorités et des urgences du moment, qui ne sont pas celles du Maroc d’il y a 20 ou 30 ans, la charte ne saurait faire l’impasse sur des tendances lourdes qui se dessinent, notamment les nouvelles technologies, la révolution digitale ou encore des impératifs d’ordre environnemental. Ainsi, les mécanismes qui seront mis en place ne pourront pas ignorer la problématique de l’eau ou encore la composante de l’efficacité énergétique.

La charte s’inscrirait naturellement, en fait, dans le prolongement des grandes orientations prises dans le nouveau modèle de développement. De la même manière, cette charte sera l’occasion d’installer de manière forte et définitive un acteur majeur dans le développement, à savoir les Régions. Si le texte est élaboré forcément au niveau d’instances centrales, le législateur pourrait en profiter pour y donner une grande marge de manoeuvre aux acteurs territoriaux en leur donnant la latitude d’imaginer, de concevoir et de déployer des dispositifs complémentaires et surtout plus adaptés à leur réalité du terrain.