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Moussems

© D.R

2.000.000 de visiteurs, 22.500 tentes, quelque 2.000 chevaux de race…ce sont les chiffres vertigineux du Moussem de Moulay Abdellah Amghar.

Dans l’hypothèse minimaliste d’une dépense moyenne par tête de 500 à 1.000 DH, le Moussem représenterait un volume d’affaires entre un et deux milliards DH au bas mot et tout cela en l’espace des 7 jours que dure le rassemblement. Des milliards de dirhams qui profitent essentiellement à une multitude de commerçants, de restaurateurs, de propriétaires de tentes destinées à l’hébergement, de transporteurs, de forains, d’artisans et d’une nuée de petits prestataires de services aux familles.

A ceux-là s’ajoutent les habitants permanents de la petite commune de Moulay Abdellah qui tirent profit de cette affluence durant quelques jours. Selon les rares estimations disponibles à ce sujet, des écosystèmes sur le modèle de Moulay Abdellah Amghar, il en existerait entre 700 et 1.000 disséminés à travers tout le Maroc. Et leur importance va au-delà des recettes, du volume d’activité et des emplois qu’ils génèrent pour de petites localités.

La vraie valeur des Moussems réside incontestablement dans leur fonction culturelle et sociétale à travers les siècles dans le sens où ils sont les meilleurs gardiens du patrimoine, des traditions et de l’héritage séculaire immatériel du Maroc qu’ils perpétuent et préservent chaque année.

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