Les salons, forums et autres rencontres internationales sont toujours le moment propice pour les opérateurs marocains de se mesurer aux concurrents d’autres pays, d’explorer de nouveaux horizons, de prendre connaissance des potentiels de développement non exploités en plus, évidemment, de la partie promotionnelle.
Le déplacement récent d’une délégation marocaine au Salon du tourisme de Londres était une occasion, pour les responsables publics comme pour les opérateurs privés, de se rendre compte de ce que le Maroc rate encore comme opportunités. En 2019, année de référence avant Covid, le marché britannique pesait près de 92 millions de voyages. En 2019 toujours, le Maroc en avait capté à peine 600.000, soit environ 0,6%. Pourtant, tous les ingrédients sont là pour réaliser bien plus.
Le tiers des touristes britanniques voyageant en automne et en hiver, pour échapper au froid et à la grisaille du Nord, le climat du Maroc est tout indiqué. Les liaisons aériennes sont nombreuses et la durée du vol est optimale avec un Londres- Casablanca en 3 heures. La destination Maroc n’est pas non plus absente en termes de promotion et de communication. Le Royaume-Uni n’est qu’un cas parmi tant d’autres de ces marchés que le Maroc n’a pas encore vraiment exploités.
Certains sont lointains, certes, mais porteurs comme le Japon, la Chine et la Corée du Sud. D’autres sont à peine à six heures de vol comme les Etats-Unis, le Canada ou la Scandinavie. Il suffit de s’y mettre.










