Les crises sont souvent aussi des gisements d’opportunités. La règle s’est toujours trouvée justifiée dans les faits. L’épisode Covid en est l’une des dernières illustrations.
En plus du volume extraordinaire d’activité pour les entreprises, d’investissements et d’emplois qui vont être générés par les projets relevant des échéances internationales connues, entre autres CAN 2025 et la Coupe du monde 2030, les mois, années et décennies qui viennent risquent aussi d’apporter à l’économie marocaine de nouvelles opportunités inattendues parce que au gré des évolutions de la conjoncture mondiale.
Depuis quelques semaines, dans le sillage des développements qu’a connus le paysage politique nord-américain, l’Union européenne se trouve aujourd’hui contrainte de revoir son dispositif de défense à commencer par le réarmement de ses forces. Dans une première estimation, on parle déjà d’un budget colossal de 800 milliards d’euros que l’Europe devra engager pour mettre à niveau et muscler la défense communautaire indépendamment de l’allié traditionnel américain.
Ce volume de commandes profitera évidemment aux entreprises européennes spécialisées dans l’industrie de la défense et dont certaines ont des ramifications avec les industries électroniques, aéronautiques et aérospatiales dont beaucoup d’opérateurs sont déjà bien implantés… au Maroc qui a commencé, lui-même, depuis quelque temps, à vouloir poser les jalons d’une industrie de défense. Une chance à saisir. Combien de fois de menus détails insoupçonnés ou des événements éloignés ont changé le cours de l’Histoire…