Editorial

Petit bonjour

L’ hyperthermie électorale n’épargne pas non plus – et c’est normal – le Parti de l’Istiqlal. Il faut dire que la situation objective de ce parti n’est pas très confortable. Être dans l’obligation statutaire de tenir un congrès avec son intensité démocratique, parfois traumatisante, au cours d’une année électorale n’est pas forcément le meilleur atout pour gagner un scrutin national majeur. L’affaire fait débat et au sein de l’Istiqlal la tentation est forte de vouloir reporter le congrès au-delà de 2007. Cependant, des membres du Conseil national ont reçu un mailing les exhortant à refuser tout report du congrès considéré comme un stratagème anti-démocratique. Il faut juste remarquer au passage que ce procédé moderne de communication est inédit au sein de l’Istiqlal. Par contre, la crédibilité de la position est, quant à elle, largement entamée par l’anonymat des auteurs du publipostage. Vouloir préparer la relève est, certes, légitime mais cela suppose que les prétendants disposent, au minimum, de deux conditions. Un. Une position politique, publique et assumée. Deux. Un leader arrivé à maturité et, surtout, identifiable. Quant à créer une dynamique majoritaire dans le parti, ça c’est une autre question.

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