Editorial

Petit bonjour

Le CORCAS ne peut valablement s’acquitter de sa mission que s’il arrive, d’une part, à dépasser réellement les lourdes contraintes tribales qui corsètent la société sahraouie. Et, d’autre part, à offrir une autonomie politique susceptible de «siphonner» par la démocratie tous les mécontentements y compris ceux qui s’exprimaient, par le passé, de l’autre côté du mur. En clair cela veut dire, que ce Conseil devrait, dans sa stratégie, prévoir les moyens d’une large représentation de tous les Sahraouis – avec une majorité et une opposition–, permettre la prise en charge d’un discours «indépendantiste» comme l’expression d’une libre opinion – l’exemple espagnol est clair sur ce point –, et contrer fermement tout acte séparatiste comme étant une atteinte intolérable à l’intégrité territoriale du Royaume. Encore faut-il, pour faire vivre ce modèle, qu’un homme soit égal à une voix, qu’un Sahraoui en vaille un autre, et qu’un Marocain, du Sud ou du Nord, ne soit ni supérieur ni inférieur à un autre. Seul le système monarchique marocain peut offrir à la population sahraouie, dans la dignité, un mode d’organisation autonome qui maintienne, dans la liberté, une égalité entre tous ses membres. Dans ce sens, l’échec du Polisario est d’abord sociologique, voire anthropologique, avant d’être politique.

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