Editorial

Petit bonjour

Le renouvellement de la vie politique marocaine ne se fera pas sans une nouvelle élite politique. Celle-ci, pour des raisons objectives, tarde à émerger. De tous les chantiers du nouveau règne, on peut considérer, malgré le cumul de toutes les bonnes volontés, que c’est celui-là, pourtant vital, qui accuse le plus de retard. Le service du pays à travers l’expression active d’une citoyenneté rénovée ne semble pas intéresser nos jeunes, et nos moins jeunes, d’ailleurs. La nouvelle loi sur les partis politiques ne donnera ses fruits qu’à moyen terme. Entre-temps, les partis resteront peu attractifs et continueront à susciter peu d’appétit. En clair, cela veut dire que nous sommes décalés d’une législature. Celle de 2007-2012 sera, en vérité, juste un tour de chauffe, mais utile quand même. L’effet réel de la rénovation ne se fera, donc, sentir que durant le mandat 2012-2017. À cette période, pas si lointaine que cela, nous sommes presque sûrs – à moins d’un miracle, ce qui n’est jamais à exclure notamment en politique – que les Abbas El Fassi, Ahmed Osman, Mohamed Elyazghi, Saâd Eddine El Othmani, Ismaïl Alaoui, Mohand Laenser, Bouazza Ikken, Mahmoud Archane, Abderrahmane El Kouhen, Abdellah Kadiri, Mohamed Abied, Thami Khyari, Mahjoubi Aherdan, Abderrahim Lahjouji etc. auront bien passé la main.

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