Editorial

Petit bonjour

Celui-là, il ne l’a pas volé. Il prend, ferme, 8 mois de prison. En appel. Mohamed Jabha, Conseiller à la deuxième Chambre, et président d’une municipalité à Taroudant, n’a pas bénéficié de la clémence de ses juges. Il se fait rétamer pour trafic électoral. Comme dans le monopoly, il retourne à la case prison. La réaction à chaud, c’est, d’abord, tant pis pour lui, et, ensuite, tant mieux pour la démocratie. Mais, ce n’est pas suffisant. Et pas dans ce même ordre. En fait, c’est dommage pour nous tous. Nous ne sommes pas fichus de faire appliquer la loi – entre autres dans le domaine vital des élections – sans que, notamment, des législateurs  ne  fassent, hystériquement, le procès en sorcellerie de la justice. Qu’est-ce que l’on retient de ce charivari ? Un – que les hommes politiques n’aiment pas que leurs pairs soient jugés. Ils se ressemblent trop. Et ils se considèrent au-dessus de ces contingences. Deux – que les partis politiques n’imposent aucune règle éthique, déontologique ou morale à leurs ouailles. La raison en est simple. Ces règles n’existent strictement pas. La seule règle qui prévaut est de ne pas se faire prendre. Trois – que les juges marocains en ont marre de se faire traîner dans la boue notamment par des politiciens véreux. Les juges de la Cour d’appel d’Agadir ne se sont pas laissés intimider. Ni par les vociférations de certains. Ni par l’air du temps.

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