L’installation de Renault à Tanger est une très bonne nouvelle pour notre pays. Il faut la recevoir comme telle. C’est du concret, et c’est du solide. Il ne s’agit pas d’une validation théorique d’un modèle de gouvernance plus ou moins généreux, d’un soutien rhétorique à un projet politique plus ou moins sympathique ou l’accompagnement d’une ouverture économique plus ou moins expérimentale. Ce n’est, non plus, ni de la bienveillance ni de la compréhension. Quand Renault bouge, de tout son poids, dans le monde ce n’est pas pour faire plaisir à Paul, à Jacques ou à Abdelkader. Ce que cette multinationale a trouvé chez nous est objectif. Il est, aussi, mesurable, quantifiable, comparable, évaluable, etc. Un bon site, un bon projet, un bon environnement, des hommes compétents et une vraie volonté de réussite exprimée au plus haut niveau. En clair, un pays en ordre de marche — et qui donne envie. Maintenant que nous avons fait la preuve que nous sommes capables d’être séduisants avec les investisseurs mondiaux les plus exigeants, il ne faut plus que l’on retombe dans nos vieux travers.