Pilotage post-Covid

Pilotage  post-Covid

L’une des annonces les plus en vue faites en marge du Conseil des ministres qui s’est tenu lundi 6 juillet est incontestablement la prolongation des dispositifs d’aides et d’accompagnement du tissu économique aussi bien à travers la loi de Finances rectificative qu’à travers le fonds spécial Covid.

Instauré sur instructions royales très tôt au mois de mars, quand la crise n’était qu’à ses débuts, le fonds Covid a été sans nul doute une véritable bouée de sauvetage pour les ménages d’abord mais aussi pour les entreprises. Rapidement doté de moyens importants grâce à des contributions qui ont atteint des niveaux historiques, le fonds Covid est un cas d’école d’une pratique née d’une situation de crise mais qui peut et doit être dupliquée et prolongée même après la crise. Si l’apport financier du fonds Covid est très important, il n’en demeure pas moins qu’une fois la crise passée et l’économie redressée, cette utilité peut s’estomper.

Mais le plus important à voir dans ce dispositif ce sont ses mécanismes de fonctionnement et surtout le mode de gouvernance à sa base dont la cheville ouvrière est le Comité de veille économique (CVE). Ce dernier, évidemment sous l’effet de la détresse et l’étendue de la crise, était constitué d’une bonne combinaison entre toutes les parties prenantes, administrations, responsables publics, secteur privé, établissements financiers, organismes étatiques divers en plus d’experts.

Cette configuration a permis audit comité d’avoir une vision à 360° de la réalité, d’assurer une communication optimale entre les acteurs et, in fine, une action efficace et pertinente en termes de temps et de choix. Dans les deux voire trois années à venir, le Maroc gagnerait à maintenir et même perfectionner cet outil
de pilotage.

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