EditorialUne

Prime à la performance

© D.R

Les pouvoirs publics viennent d’instaurer de nouvelles mesures réglementaires en complément des incitations, aides et autres avantages dont pourraient bénéficier les opérateurs économiques dans différents secteurs.

Cela aurait pu paraître évident et coulant de source et pourtant il n’y a jamais eu d’énoncé aussi clair à ce sujet : les entreprises et opérateurs, en contrepartie des aides et subventions qu’ils pourraient recevoir, doivent apporter la preuve qu’ils sont en situation parfaitement régulière avec l’administration des impôts.

C’est en quelque sorte une prime à l’investissement doublée d’une condition de conformité fiscale. C’est un premier niveau intéressant de contractualisation qui pourrait être élargi et enrichi dans les années à venir. Dans les prochaines années et décennies, la compétition économique mondiale sera encore plus exacerbée et exigera des entreprises et opérateurs marocains non pas seulement d’y être présents mais de véritablement y figurer parmi les plus compétitifs.

Et pour cela, l’État pourrait, dans un deuxième temps, utiliser les aides et encouragements comme primes à la performance. L’esprit de la compétition voudrait logiquement que les entreprises les plus performantes, sur le marché national comme à l’international, aient droit légitimement à plus d’encouragement que les autres…