Editorial

Quand on veut…

© D.R

La ville de Marrakech s’est transformée en un méga chantier à ciel ouvert en prévision de l’arrivée, en octobre prochain, des 14.000 visiteurs officiels attendus pour les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. En plus de sa réputation à l’échelle internationale comme étant indiscutablement une des plus belles destinations touristiques, la ville sera sous les feux des projecteurs durant quelques jours et, par conséquent, devra offrir au monde la plus belle vitrine du Maroc. Il y a quelques jours, d’ailleurs, c’est le chef de gouvernement qui avait fait le déplacement en personne pour s’enquérir de l’avancement des travaux préparatifs pour l’occasion.
Les visiteurs de Marrakech sont surpris de l’ampleur des travaux aujourd’hui en cours dans pratiquement tous les quartiers et les secteurs. Le plus frappant surtout est la cadence des chantiers qui fonctionnent en mode non-stop, quasiment 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Compréhensible quand on sait qu’on est à deux mois du jour J. Voilà qui est certes très rassurant quant à la capacité du Maroc d’organiser des événements d’envergure mondiale et de mobiliser tous les moyens et les effectifs qu’il faut pour honorer ses engagements et être au rendez-vous.
Mais au-delà de son aspect ponctuel lié à un événement international d’envergure, une telle dynamique pourrait jouer un rôle de catalyseur pour booster le rayonnement mondial de Marrakech si l’engagement est maintenu au même niveau…
Saâd Benmansour