Il est des signaux qui ne trompent pas. Face aux incidents récents à l’hôpital Hassan II d’Agadir, le gouvernement, en la personne du ministère de la santé, a choisi d’agir vite, fort et sans détour.
Rapidement, une commission centrale a été constituée et dépêchée sur place, les défaillances identifiées et les décisions prises avec une célérité qui rassure: révocation de hauts responsables, ouverture de procédures disciplinaires, remplacement des sociétés défaillantes et mise en service imminente d’équipements, d’installations et de matériels indispensables.
Cette promptitude est à saluer, car elle rompt avec les lenteurs administratives souvent reprochées au secteur public. Ici, le ministère a montré qu’il pouvait conjuguer fermeté et efficacité, en sanctionnant là où il le faut tout en apportant des réponses rapides et concrètes. Les investissements programmés pour moderniser l’hôpital, conjugués à l’ouverture prochaine du nouveau CHU, donnent une visibilité encourageante à l’ensemble de l’offre de soins régionale.
Il ne s’agit donc pas seulement d’un exercice de communication ni d’une réaction de circonstance : c’est la preuve que parallèlement à la réforme profonde déjà en marche, un pilotage rapproché au quotidien avec des actes tangibles est vital pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs hôpitaux publics. Et dans un domaine aussi vital que la santé, cette réactivité fait toute la différence. Saâd Benmansour










