EditorialUne

Sécurité hydrique

© D.R

Le gouvernement semble progressivement rattraper tout le retard accumulé depuis quelques années sur le chantier vital de l’eau.

Les travaux de raccordement des bassins hydrauliques, communément appelés les autoroutes de l’eau, ont pu être réalisés à une vitesse record et les premiers ouvrages seront livrés et opérationnels incessamment pour sécuriser l’alimentation de Rabat, Casablanca et leurs régions dans un premier temps. D’autres ouvrages similaires suivront dans les semaines et mois qui viennent. En parallèle, les stations de dessalement se mettent en place un peu partout pour sécuriser d’autres villes et leurs régions comme Agadir, Marrakech, El Jadida, Khouribga, Safi…

En toute logique et avec tout cela en plus des dizaines de barrages en cours de construction, à moyen terme la question, voire la menace, hydrique devrait être solutionnée. Pour autant, la tendance climatique lourde étant ce qu’elle est, cela ne devrait pas empêcher l’instauration d’une nouvelle culture pour changer le rapport des Marocains à cette denrée vitale.

Les investissements publics en infrastructures et les budgets alloués ne peuvent véritablement être utiles si de l’autre côté, celui du consommateur, il ne s’opère pas un changement de mentalités et de paradigmes. A l’avenir, la durabilité de la sécurité hydrique dépendra essentiellement de l’engagement des utilisateurs qu’ils soient des ménages, des industriels, des agriculteurs ou autres…