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Stronger

© D.R

Un nouveau round de réflexion collective vient d’être lancé par l’Office national du tourisme en concertation directe avec les opérateurs du secteur pour affiner encore le dispositif

de promotion internationale de la destination Maroc (lire l’article en page 11). La marque Maroc est déjà forte, certes, mais l’ambition désormais affichée est de la rendre incontournable, en l’ancrant plus profondément et surtout durablement dans le paysage mondial du voyage, parmi ce cercle très fermé des destinations «top of mind» que les voyageurs choisissent spontanément.

Car il faut le rappeler : l’industrie mondiale du tourisme est l’un des secteurs les plus concurrentiels qui soient. Les grandes destinations, anciennes ou émergentes, ne cessent d’innover, d’investir et d’attaquer de nouveaux marchés. Dans cet univers en perpétuelle effervescence, la performance n’est jamais acquise ; elle se construit et se reconstruit en permanence. Et le Maroc l’a bien compris : rester en veille active, anticiper les évolutions, ajuster les récits et les canaux de promotion, voilà le moyen le plus sûr non seulement d’éviter les retournements de conjoncture mais surtout d’en faire des opportunités.

Les résultats enregistrés ces trois dernières années parlent d’eux-mêmes : croissance spectaculaire des arrivées, recettes en hausse continue, image de destination à la fois authentique et moderne. Mais dans la logique d’un secteur où la dynamique compte plus que l’instantané, chaque succès doit ouvrir sur de nouvelles ambitions. À mesure que les objectifs atteints deviennent des acquis, d’autres paliers doivent être fixés, plus hauts, plus exigeants, pour positionner le Maroc dans la ligue des grandes nations touristiques, celles qui dictent les tendances et non celles qui les suivent.
En définitive, la véritable question n’est plus de savoir si le Maroc est une destination attractive -il l’est déjà, et puissamment-, la vraie question est de savoir jusqu’où il veut pousser cette attractivité et comment transformer cette réussite conjoncturelle en leadership structurel. C’est là que se jouera la différence entre un succès passager et une place définitive au sommet du classement mondial des destinations.