Syndrome de Tanger

Syndrome de Tanger

Entre dimanche dernier en soirée et lundi en milieu d’après-midi, la ville de Tanger aura retenu son souffle et tangué entre trois situations différentes de déconfinement, reconfinement partiel et reconfinement total.

Les autorités ont finalement opté pour une démarche plus ciblée en durcissant les mesures préventives sur les zones à risque où il y a des foyers. Et c’est cette option qui a d’ailleurs été retenue pour être généralisée à l’ensemble du territoire indépendamment de la notion de zones 1 et 2. Si certains ont vu dans cette oscillation d’un statut à l’autre une forme d’indécision de la part des responsables, il n’en demeure pas moins que ces derniers n’avaient probablement d’autre choix que d’ajuster le plan de riposte à la réalité du terrain qui reste le seul paramètre déterminant.

Mais au-delà des avis et jugements des uns et des autres, ce qui s’est passé pour le cas de Tanger doit être pris comme un enseignement et un signal fort : quels que soient les indicateurs aujourd’hui et même si les chiffres peuvent être globalement rassurants, la situation sanitaire peut à tout moment basculer et en l’espace de quelques heures. Rien n’est acquis tant que l’épidémie n’est pas déclarée définitivement éradiquée, ce qui ne sera pas le cas avant longtemps, du moins jusqu’à la mise au point du vaccin.

En attendant, le seul rempart contre la propagation du virus et le seul moyen de préserver cette stabilité, quoique précaire, des chiffres sont les gestes barrières et la prudence collective.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *