Le Maroc n’est plus qu’à 90 minutes d’un sacre africain, 120 peut-être si la finale s’annonce plus âpre. Mais au-delà de l’issue sportive, une certitude s’impose déjà. La formidable ferveur populaire suscitée par le parcours des Lions de l’Atlas, des phases de groupes jusqu’aux tours à élimination directe, confirme ce que l’on savait intuitivement: le sport, et le football en particulier, est une source inestimable de bien-être et de bonheur collectifs.
Mieux encore, les images saisissantes de stades en fusion et de fan zones animées par un engagement total, sincère et désintéressé, donnent la chair de poule. Elles sont la preuve éclatante que le sport peut être un puissant levier de cohésion sociale et sociétale. Derrière chaque chant, chaque drapeau brandi, chaque larme de joie, se dessine une adhésion profonde à des valeurs communes, partagées et vécues intensément.
Le football, comme le sport en général, est un formidable vecteur de transmission. Il inculque aux jeunes générations – et diffuse dans toute la société- des valeurs essentielles : l’amour du drapeau, le sens de l’engagement, le goût de l’effort, l’esprit d’équipe, la combativité et le respect du collectif. Autant de principes dont la portée dépasse largement le rectangle vert. Ce sont des repères qui peuvent irriguer tous les domaines de la vie économique, sociale et citoyenne, et contribuer à forger une jeunesse plus ambitieuse, plus entreprenante et plus audacieuse, sans jamais rompre avec les fondements qui font la force et la stabilité de notre société.
Ainsi, le mois qu’aura duré la CAN n’a pas seulement été une compétition sportive. Il aura été une véritable session de «team building» national. Une parenthèse rare où un pays entier bat à l’unisson, se retrouve, se reconnaît et se projette. Quel que soit le score final, la team Maroc en sort déjà grandie, plus unie et mieux armée pour affronter, ensemble, les défis à venir.









