EditorialUne

Transparence et responsabilité

© D.R

En se présentant sans tarder devant une commission à la Chambre des représentants, Amine Tahraoui n’a pas simplement répondu à une polémique : il a choisi de couper court à un début de récit toxique.

Face aux accusations visant les marchés publics du médicament, le ministre de la santé a opposé ce que certains redoutent le plus : des faits, des chiffres et des procédures certifiées. Pas de tergiversations, pas de zones d’ombre. Il a rappelé qu’il n’accepte ni dysfonctionnement ni dépassement, et que toute allégation doit être étayée (lire l’article en page 8).

Ce choix de transparence proactive tranche avec la tentation de laisser gonfler les rumeurs en espérant qu’elles s’épuisent d’elles-mêmes. Car les procès d’intention se construisent toujours de la même manière : quelques fragments d’information isolés, habilement sortis de leur contexte, ensuite amplifiés par des discours politiques qui transforment le doute en «affaire du siècle». En venant s’expliquer, documents à l’appui, le ministre a montré que la réalité est souvent plus simple que les narratifs que certains tentent de fabriquer.

Au-delà de ce dossier précis, l’épisode rappelle que la gouvernance moderne impose une vigilance de chaque instant. À l’heure où la moindre insinuation peut faire le tour du pays en quelques minutes, l’inaction n’est plus une option. La crédibilité publique se gagne, mais surtout se défend.
En demandant à ceux qui accusent d’apporter la preuve de leurs propos, Tahraoui a retourné la charge de la démonstration : la transparence n’est pas un slogan, c’est une pratique. Et dans cette affaire, elle est du côté de celui qui l’a assumée publiquement.

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