La mise en place de filets sociaux et d’un système global et solide de protection sociale est encore plus urgente au vu des dernières révélations du HCP sur l’évolution démographique du Maroc.
La tendance avait déjà été identifiée lors des deux précédents recensements, elle n’était qu’à ses débuts mais elle est aujourd’hui largement confirmée et enclenchée : le vieillissement de la société marocaine est en marche. Et pour cause, la part des personnes âgées entre 15 et 34 ans dans la population totale est clairement en baisse. En l’espace de 10 ans, elle est passée de 34,2 à 31,9%. En matière de démographie, 2 petits points de pourcentage sur dix ans sont une évolution majeure. Au même moment, les personnes âgées de plus de 60 ans, elles, représentent aujourd’hui 12,7%.
Cette part n’était que de 9% seulement il y a dix ans lors du recensement de 2014. C’est là une tendance démographique naturelle et inévitable. En revanche, elle pose déjà quelques défis auxquels sera confrontée la société dans une décennie : un système de retraites qui tient encore la route pour assurer les pensions à un nombre de retraités encore plus important, un système de santé performant surtout en matière de services gériatriques, de nouvelles catégories de services sociaux notamment en matière d’aides aux personnes âgées et prestations à domicile.
Ce sont là des prestations d’une génération nouvelle que le Maroc n’a pas encore réellement développée étant donné l’état des besoins et des urgences. Mais au vu de la tendance, dans moins d’une décennie, la gestion du troisième âge deviendra une des questions centrales pour les politiques publiques. Il faut s’y préparer dès aujourd’hui…










