Abdesslam Seddiki: «Il suffit d’un taux de croissance de 5% pour que nous atteignions nos objectifs»

Abdesslam Seddiki: «Il suffit d’un taux de croissance de 5% pour que nous atteignions nos objectifs»

ALM : L’objectif des 200.000 emplois par an n’est-il pas un peu trop ambitieux si l’on considère le contexte économique actuel ?
 

Abdesslam Seddiki : Il faut savoir que nous ne nous inscrivons pas dans un contexte tendanciel mais plutôt dans un contexte volontariste, basé sur les perspectives de changement. Nous étudions les possibilités, et nous allons établir un plan d’action détaillé et concret pour chaque période. Je vous rappelle que dans le passé, il y a eu des années où 300.000 emplois ont été créés. Il suffit que le taux de croissance soit autour de 5% pour que d’ici 2025, le taux de chômage chute à 4,9%. Je pense honnêtement que cette ambition est mesurée. Parallèlement, si on ne fait rien, la situation sera catastrophique.

Peu de mesures contenues dans la SNE prennent en compte la dimension régionale, tandis qu’avec le processus de régionalisation, ce volet devrait être central. Qu’en pensez-vous ?

Nous comptons y aller progressivement. La régionalisation sera effectivement mise en œuvre à partir de l’année prochaine, et le texte même de la régionalisation prévoit la création des comités régionaux de l’emploi. Nous avons parfaitement conscience de leur importance,  et nous savons que plusieurs problèmes peuvent être résolus sur le plan régional. Je vous rappelle également que la SNE n’est qu’une vision globale qui fera place à des mesures plus concrètes dans le plan d’action.

La stratégie prévoit la création de nouvelles entités chargées de la gestion de la question de l’emploi, cette approche est-elle efficace alors qu’un organe comme l’Observatoire national du marché du travail n’est toujours pas opérationnel ?

L’opérationnalisation de l’observatoire se fera chemin faisant. C’est un élément essentiel de la stratégie surtout sur son volet gouvernance. Il sera renforcé par des observatoires régionaux et des observatoires par branche qui seront chargés d’anticiper nos besoins en emploi sur les années à venir et d’évaluer les stratégies mises en place. Le comité interministériel chargé de l’emploi, présidé par le chef de gouvernement et qui se réunira régulièrement, aura, lui aussi, un rôle essentiel en matière de suivi.

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