Augmentation de salaire : Une proposition d embauche peut tout changer… ou pas !

Augmentation de salaire : Une proposition d embauche peut tout changer… ou pas !

Il y a de ces institutions et entreprises où il est difficile de grimper en interne. Il est encore plus difficile de se faire augmenter et la crise n’est pas là pour vous faciliter la tâche de négocier une hausse de salaire. Ceci dit, si la crise tape fort, la pénurie des profils fait également surface et les chasseurs de tête se font la joie de jouer sur l’argument «argent» pour séduire et débaucher les profils recherchés. Dans une telle situation, plusieurs facteurs jouent en votre faveur si vous avez une proposition d’embauche avec un salaire plus élevé et vous souhaitez en profiter pour faire grimper votre rémunération chez votre employeur actuel. ALM vous expose la technique à suivre. Une technique qui n’est toutefois pas sans risques.

La première chose à faire dans une situation pareille serait de bien mesurer les risques. Serait-ce une bonne idée de se mettre dans une approche de «chantage» avec son boss ? Le timing est-il adéquat ? En effet, selon les coachs en management, «cette technique n’est pas forcément une bonne idée. Soit on acceptera de vous augmenter, mais cela sera pour d’autres raisons que cette nouvelle offre d’emploi, soit votre demande sera tout simplement refusée».  L’aboutissement de cette approche n’est donc aucunement garanti.

Comme dans toute autre situation de négociation salariale, l’utilisation d’un argument comme celui d’une proposition d’emploi doit se faire avec tact. Il est recommandé de rester vague sur les circonstances. C’est-à-dire, éviter de donner des détails sur l’entreprise qui souhaite vous embaucher. Présentez les faits de façon la plus concise qui soit. Dans votre conversation avec votre supérieur, placez des phrases du genre : «Je ne vous cache pas que je fais face à un dilemme car d’un côté, je suis très heureux ici, mais de l’autre, cette proposition est tentante car la différence financière est conséquente.» Ceci ne sera pas sans adoucir le climat de négociation.
Toutefois, si vous êtes augmenté, ce ne sera pas parce que vous avez une proposition ailleurs. Développez d’autres arguments parce que la seule raison pour laquelle vous verrez votre situation financière améliorée est fortement fondée sur votre productivité. Votre négociation doit s’accompagner d’éléments factuels : résultats, contribution à la productivité de l’entreprise, responsabilités endossées…

Inutile de bloquer toute négociation en cas de refus. L’empathie est un bon état d’esprit à adopter. Mettez-vous dans le même bateau que l’employeur car il s’agit d’une situation à résoudre ensemble. N’hésitez pas à proposer des alternatives. Vous pouvez notamment négocier plus d’avantages en nature. Ceci coûte souvent moins cher à l’entreprise qu’une augmentation et ne crée pas de précédent.  En cas de refus catégorique, deux situations se présentent à vous et ça, dans le meilleur des cas. Rester ou quitter. Ceci implique une prise de considération du pas que l’on fait en optant pour ce genre de chantage. L’erreur à éviter à tout prix, et qui vous évitera de vous retrouver sans emploi, serait «mentir». Si vous voulez mettre la pression à votre employeur, vous devez être prêt à mettre vos menaces à exécution. Car l’une des réponses possibles est : «si vous voulez partir, on ne vous retient pas».

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