Communication comportementale, un ingrédient essentiel

Communication comportementale, un ingrédient essentiel

L’environnement se complique. Les contraintes en entreprise se multiplient. Dans une telle configuration, il est clair qu’une bonne configuration comportementale serait la bienvenue. Les managers doivent en tenir compte et adopter une bonne conduite dans ce domaine pour se faire comprendre et surtout demeurer crédibles auprès de leur équipe.

Maintenant la communication n’est pas donnée à tout le monde. Combien d’ingénieurs, de centraliens, de polytechniciens et encore d’autres, bardés de diplômes, se trouvent propulsés dans des postes honorifiques mais perdent en performance faute de communication comportementale avec leurs collaborateurs et leurs partenaires.
La communication comportementale est pourtant essentielle et fait partie des qualités que devrait avoir un bon manager.

«Elle se définit comme toutes les techniques qui permettent à une personne de véhiculer toute l’information concernant ses pensées, ses perceptions personnelles et à elle-même à travers son comportement, son attitude et son body language», explique Leila Naim, professeur-chercheur en communication comportementale et relationnel.

«Aujourd’hui, on est arrivé à une certitude quand on parle, on est vu et après avec un grand décalage on est compris. Ce qui veut dire que le sens que l’on donne à nos messages est perçu par l’interlocuteur à travers notre expression corporelle, les émotions que l’on dégage et la congruence entre les mouvements, les feeling dégagés et les mots prononcés». Les propos de l’experte sont clairs. D’ailleurs, les vertus d’une bonne communication comportementale sont réelles et ont un impact direct sur l’ambiance de travail et la rentabilité de l’entreprise par ricochet.

Ses bienfaits
 

«Quand on maîtrise sa communication, nous sommes en plein dans la gestion des émotions et la représentation des émotions par une gestuelle adéquate et une attitude adaptée à la situation de la communication ainsi que les feed-back représentés par cette situation», argumente Leila Naim. De tels arguments sont tellement vérifiés que l’engouement pour les coachs au Maroc devient normal. Les managers qui ont compris que l’exercice ne relève pas du luxe accèdent à des niveaux d’excellence.

Son absence…

Les autres se contentent d’atteindre les équilibres financiers et ne cherchent pas, forcément, les failles de leur management. Car si la communication comportementale n’est qu’un ingrédient parmi d’autres, il n’en demeure pas moins que son absence nuit assurément au bon fonctionnement de l’entreprise.  

«Quand une personne ne maîtrise pas la communication comportementale, elle perd son authenticité, sa crédibilité et par effet induit son influence. N’oublions surtout pas que le corps crie haut et fort ce que l’esprit pense tout bas !», affirme, à ce propos, la coach en développement personnel. Bref, la communication comportementale n’est pas une science mais elle peut s’apprendre si les managers et les cadres s’y appliquent.

Billet: A boire et à manger…

Le coaching gagne du terrain au Maroc. L’engouement pour ce secteur est certain depuis déjà presque dix ans. Ceux qui se sont investis dans le domaine sont assurément doués et représentent des compétences sans conteste. Sauf que la responsabilité du coach est telle que celui qui s’y prête devra bien choisir pour ne pas en pâtir.

L’absence de réglementation dans ce domaine facilite l’accessibilité et donc renvoie à des prises de risques plus grandes en effet.

Les spécialités sont également diverses dans le domaine. Ou plutôt les techniques d’approche pour cerner les comportements et agir positivement sur l’individu ou le groupe d’individus. Toujours est-il que comme le psychiatre, celui qui s’adonne à la démarche devra choisir le bon coach au risque de se faire manipuler.

Très facile quand on sait déjà qu’à la base, le coach doit avoir les sens bien développés pour pratiquer son métier. Que dire alors aux spécialistes qui ont décidé de se positionner dans l’hypnose ?
Les gourous existent à travers le monde. Et chez nous ? Les tiraillements ont déjà commencé entre les pairs de la profession.Il faut croire alors que certaines démarches sont controversées !

Le mieux est donc de se renseigner sur le véritable profil du spécialiste. De mesurer rapidement sa notoriété et ses résultats sur d’autres patients avant de mettre son destin entre ses mains.

Le cas de l’hypnose est le plus sensible bien entendu. Le meilleur tâchera de s’employer dans l’introspection générale. Le mal- attentionné cherchera à manipuler pour tirer profit. Les cas en Europe abondent. Le Maroc devra sans plus tarder mettre les garde- fous nécessaires pour protéger le citoyen et l’entrepreneur. Dans le dernier cas, l’hypnose signifie que les secrets les plus enfouis peuvent être percés. Ses bienfaits sont énormes on en conviendra. Toujours est-il que le praticien devra tenir le secret professionnel absolu.
La législation devra prévoir une disposition dans ce sens pour éviter tout dérapage. Il en va de la notoriété de toute une progression. Et par ricochet du bien-être des uns et des autres…

Les conseils de l'experte

Nous savons tous aujourd’hui que  les meilleurs communicants sont les personnes les plus aptes socialement. Ils  sont  dotés d’un certain charisme.

– Maîtriser sa communication comportementale permet de maîtriser sa communication relationnelle.

– Pour bien performer  sa communication comportementale, une prise de conscience est requise. Se demander pourquoi  nous effectuons un mouvement et limitons-nous au strict nécessaire.

– Se forcer  à regarder les gens dans les yeux et parler toujours lentement et calmement. Le jugement collectif importe peu. En effet, ce dernier évolue au fur et à mesure que nous  parvenons  à démontrer nos  talents relationnels.

– La confiance en soi et le charisme ne sont pas des traits de caractère innés. Ils se travaillent et se cultivent au quotidien avant de pouvoir compter parmi nos réflexes naturels. C’est pourquoi qu’il s’agit de commencer par faire un travail sur soi en termes de connaissance de soi, ses points forts, ses points d’amélioration, son style dans la communication, connaître sa personnalité et le type d’impact que l’on crée chez l’autre en lui parlant… En maîtrisant ces données sur soi, nous maîtrisons nos communications interpersonnelles, nos impacts ainsi que nos feed-back…

Par Leila Naim

 

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