Couverture médicale : Le marché du travail peut mieux faire

Couverture médicale : Le marché du travail peut mieux faire

Moins de 25% des employés bénéficient d’une assurance maladie

Seul le quart des actifs occupés (24,7%) en 2020 bénéficie d’une couverture médicale liée à l’emploi (36,6% dans les villes et 8,2% à la campagne) contre 24,1% en 2019 (36,4 en milieu urbain et 7,8% en milieu rural). C’est ce que révèle le HCP dans sa récente note sur les principales caractéristiques de la population active occupée en 2020 faisant état d’une faible protection du marché du travail.

Les détails.

Les plus diplômés, mieux lotis !

La part des actifs occupés affiliés à un régime de couverture médicale «s’améliore nettement au fur et à mesure que le niveau de diplôme s’élève», indique la même source.
Cette proportion passe de 10,7% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme à 72,8% parmi celles ayant un diplôme supérieur. On notera dans ce sens que les actifs occupés exerçant dans l’industrie (y compris l’artisanat) enregistrent le taux de couverture médicale le plus élevé avec 42,2%.

A cela s’ajoute le fait que moins de la moitié (46,1%) des salariés bénéficient d’une couverture médicale assurée par l’employeur. Ils sont 53,4% en milieu urbain et 25,1% en milieu rural. 57,3% parmi ces employés sont des femmes et 43,3% des hommes. Niveau retraite, les choses ne sont pas mieux. Près d’un actif occupé sur 4 (24,1%) est affilié à un système de retraite, 36,3% en milieu urbain et 7,1% en milieu rural. «Le taux de couverture par un système de retraite est légèrement plus élevé parmi les femmes que les hommes, respectivement 27,5% et 23,1%. Cette proportion passe de 8,6% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans à 27,7% parmi les personnes de 35 à 44 ans et de 9,9% parmi les actifs occupés n’ayant aucun diplôme à 72,4% parmi ceux ayant un diplôme supérieur», indique le HCP.

Taux de couverture des actifs occupés de 15 ans et plus par une assurance maladie liée à leur emploi, selon le milieu de résidence et le sexe

Répartition des actifs occupés salariés de 15 ans et plus selon le diplôme et le type de contrat de travail 2020

Plus de la moitié des salariés ne sont pas sous contrat

Il reste encore du chemin à faire au niveau de la formalisation des relations entre employeurs et employés. 55,2% des employés ne bénéficient d’aucun contrat matérialisant leur relation avec l’employeur (54,9% en 2019). Il s’avère qu’un peu plus du quart (26,4%) disposent d’un contrat à durée indéterminée (CDI), 12,2% d’un contrat à durée déterminée (CDD) et 6,2% d’un contrat verbal. La proportion des salariés n’ayant aucun contrat s’élève à 43,2% parmi les femmes contre 58,2% parmi les hommes (successivement 43% contre 58% en 2019). Les salariés âgés de 15 à 29 ans et les personnes ne disposant d’aucun diplôme sont les plus touchés par le travail sans contrat avec respectivement 62,7% et 74,4%.

Plus encore, environ 14% des actifs occupés sont sous emploi non rémunéré, les ruraux sont les plus touchés (29,9%) que les citadins (3%). La part des femmes est plus élevée (35%) que celle des hommes (8,6%). Les personnes n’ayant aucun diplôme sont aussi plus concernées par l’emploi non rémunéré avec 18,5% contre 12,5% pour celles ayant un diplôme moyen et 2,5% pour celles ayant un diplôme supérieur.

Dans le même sens, près d’un actif occupé sur 10 (9,5%) occupe un emploi de type occasionnel ou saisonnier. Ils sont 12,3% en milieu rural et 7,5% en milieu urbain en 2020 (contre un taux global de 9,2% en 2019 avec 11,6% dans le milieu rural et 7,4% dans le milieu urbain sur cette même période).

Le nombre d’heures travaillées en recul de 20%

Le volume d’horaires travaillés par semaine a baissé de 20%. Il est passé de 494 millions d’heures en 2019 à 394 millions en 2020. Ce qui représente 2,1 millions d’emplois à temps plein. «Selon le milieu de résidence, le volume d’heures travaillées, par semaine, est passé de 300 millions d’heures à 237 millions en milieu urbain (-21%) et de 194 millions d’heures à 157 millions en milieu rural (-19%). La baisse relative des heures travaillées par semaine a été plus élevée parmi les femmes (-24,4% passant de 86 millions à 65 millions d’heures) que parmi les hommes (-19,4% passant de 408 millions à 329 millions d’heures)», souligne ladite note ajoutant que la baisse du volume d’heures travaillées par semaine a touché tous les secteurs : 49 millions d’heures dans les services (-20,4%), 24 millions dans l’agriculture, forêt et pêche (-17%), 14 millions dans l’industrie y compris l’artisanat (-22,3%), et 14 millions dans le BTP (-25,4%). Par groupe d’âge, le nombre d’heures travaillées par semaine n’échappe pas à cette tendance. La baisse a été de 29% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, de 21,9% parmi les personnes âgées de 25 à 34 ans, de 19% parmi les 35-44 ans et de 17,7% parmi les 45 ans ou plus.

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