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Cycle de conférences: L’ex-Premier ministre belge, Elio Di Rupo, chez l’ESCA pour débattre de la crise

Cycle de conférences: L’ex-Premier ministre belge, Elio Di Rupo, chez l’ESCA pour débattre de la crise

«Agir en temps de crises et d’incertitudes internationales» M. Elio Di Rupo, Premier ministre, président de Wallonie et ancien ministre de Belgique, a accepté de faire le détour, lors d’une visite officielle au Maroc, pour débattre de la question avec les étudiants de l’ESCA Ecole de Management.

Tel que décrit par le président de l’établissement, Thami Ghorfi, l’homme est non seulement un humaniste mais un infatigable de la politique. Pour lui, «la bataille se situe dans la quête d’un développement économique qui aura un impact social». Le représentant de la région de la Wallonie rejette toute fatalité devant le réchauffement climatique… L’orateur belge qui a dans ses mandats successifs vécu différentes crises financières, notamment celle de 2008, privilégiera le débat plutôt que des solutions à la situation que traverse actuellement le monde. En sa qualité de ministre des finances entre 2011 et 2014, le politicien rappellera que «depuis cette période où les institutions financières ne sont plus aussi généreuses qu’elles n’auraient souhaité». Quelques années après s’ensuivit la période de crise sanitaire causée par la Covid-19.

Arborant du début à la fin un sourire bienveillant, le choix des mots fait presque sortir l’audience d’un contexte négatif de crise… Si l’ancien Premier ministre belge était fâché contre le virus, pour reprendre ses termes, son discours optimiste s’arrêtera à l’intelligence de l’être humain qui a su gérer cette crise sans précédent. L’homme rappellera aussi les récentes inondations en Belgique qui ont causé 40 morts et 100.000 sinistrés. Enfin, M. Elio Di Rupo citera la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a engendré une envolée des prix généralisée à travers le globe. L’homme reviendra, par la suite, à la posture de l’Union européenne qui a eu et depuis toujours comme crédo de laisser le marché libre et que tout va se régler… les promesses n’ont pas été pourtant au rendez-vous. Le représentant de la Belgique insistera sur cet aspect pour éclairer les étudiants, futurs lauréats sur une géostratégie changeante certes, mais qui part de certaines données figées…

Pour lui, la prise de conscience des politiques européennes aujourd’hui est réelle. «Les êtres humains ont toujours trouvé des solutions et le choix de privilégier des politiques industrielles le démontre». Le politicien n’omettra pas de le rappeler puisqu’il n’avait pas été pris au sérieux lors de son mandat de Premier ministre sur la question…
Bref, pour lui les solutions viendront des Etats à travers des interventions normatives comme le fait de décarbonner, de passer à l’hydrogène… «Je pense que les Etats doivent aller plus loin à travers une série de contraintes. Il faut des associations fortes telles que celle que vient de signer le Maroc avec l’Union européenne dans le cadre du partenariat vert. On ne peut plus agir seul car le réchauffement concerne la Terre entière…».

Le constat est clair. Le discours demeure toujours positif dans le verbe…
L’homme rappellera aussi que l’une des solutions à avoir désormais face au nouveau mode est d’éviter le gaspillage. «Je ne suis pas dans les restrictions mais je préconise une vie plus sobre…». La phrase est simple mais la portée est grande. Il s’agit de trouver les solutions aux nouvelles équations qui ne sont pas uniquement liées à la maximisation du profit mais aussi à la responsabilité sociale. Sans mettre en cause les contenus pédagogiques des Grandes écoles de management ou les universités d’ailleurs, la jeunesse aura tout à gagner à se poser les mêmes questions pour avoir les bons réflexes dans sa vie d’adulte.

L’essentiel a été dit. Le partage d’expérience ne pourra que renforcer les contenus pédagogiques et ouvrir les horizons des managers de demain.
Car le monde n’est plus le même.

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