Démotivation : Un mauvais filon !

Démotivation : Un mauvais filon !

Démotivé. Un terme tellement répété qu’il en est devenu pratiquement banal. La conjoncture socio-économique actuelle, plutôt confuse, et la profusion de théories sur l’origine de ce mal ambiant ne donne gère la possibilité de comprendre ce qui installe dans l’esprit d’une grande majorité, le sentiment de l’insatisfaction perpétuelle. Et il faut bien l’avouer, les smileys ne marchent plus !!! Le dictionnaire de la psychologie appliquée au monde du travail définit la démotivation par l’attitude et l’état interne que l’on ressent lorsque l’on n’a plus envie de faire, d’agir, de progresser. Selon la même source «C’est une des raisons essentielles de l’échec en équipe, de la non-atteinte des objectifs, voire de la fermeture des entreprises». Autrement dit – et vu qu’on passe en moyenne plus de temps au travail avec nos collègues, qu’avec nos proches – l’origine de la démotivation continue viendrait, d’abord, d’un «environnement professionnel démotivant». D’autant plus qu’aujourd’hui, le monde du travail connaît un retour en force du «Management par la démotivation». Un concept qui peut paraître cruel. Mais il n’en reste pas moins qu’une autre vision de la carotte et du bâton. Pour Anne Dousset, spécialiste en développement des ressources humaines, les choses sont claires. «C’est contreproductif… à force de standardiser la façon de travailler, les marges d’initiatives sont réduites, les gens donnent moins le meilleur d’eux-mêmes et trouvent de bonnes raisons pour ne pas s’engager». Anne Dousset estime que «rien ne vaut la confiance et la reconnaissance. Lorsqu’on donne sa confiance à quelqu’un, cela engendre automatiquement chez cette personne la volonté de la mériter. Elle ira chercher en elle toute la puissance de tir nécessaire à cela». Concrètement, parmi les symptômes reconnus de la démotivation au sein du travail: non-respect des procédures de travail, non-respect du règlement intérieur, négligence des équipements de travail, non-respect des engagements, dissimulation de fautes, critique des autres, refus de s’intégrer à des projets collectifs, rétention d’information ou encore mauvais esprit et contestation systématique. Des comportements dont la suite logique se résume en deux mots : isolement, déprime. Autant de signaux d’alerte que les managers devront être capables de déceler à temps pour éviter l’implosion.

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