Diagnostic intuitif
Parmi les panélistes du 5ème Congrès international de développement personnel et professionnel de l’association Le Cercle des Diamants, Rim Kassous CEO du Cabinet GroupaXion Tunisie Maroc, titulaire d’un MBA de l’Université de Sherbrooke et coach professionnelle certifiée ICF, a été invitée à traiter l’intelligence situationnelle.
Déjà pour la définir, l’experte fera référence à Joseph Nye, professeur de Harvard Business School (2008) Kutz de l’Université du Texas, qui définit l’intelligence situationnelle comme la pensée tridimensionnelle (ou pensée en 3D), à savoir le fait, pour le cerveau, d’utiliser la prise de recul, la perception et sa capacité de prédiction pour appréhender un problème.
C’est l’aptitude à comprendre un environnement en évolution et à capitaliser sur les grandes tendances. Selon Sternberg de l’Université de Yale, ce type d’intelligence est «la compétence à établir un diagnostic intuitif d’une situation afin d’aligner sa tactique sur ses objectifs, pour bâtir une stratégie intelligente dans des situations variables».
On l’aura compris, l’intelligence situationnelle est la capacité à comprendre une situation dans ses différentes dimensions et dans sa complexité pour s’y adapter et apporter une réponse appropriée. «Elle réfère à la capacité d’un individu à s’adapter à un contexte précis en mobilisant les ressources cognitives, émotionnelles et relationnelles appropriées. Elle est en rapport avec son intuition, sa prise de recul, son expérience et sa débrouillardise face à un imprévu», explique Mme Kassous.
L’enjeu pour un individu est de savoir agir de manière intelligente face à une situation donnée. «On s’associe, on accepte, on met des ressources cognitives, relationnelles entre nous et les autres…», poursuit la coach professionnelle. L’intelligence permet une mise en hauteur pour connaître l’enjeu. Autrement dit elle renvoie à deux questions, à savoir : «Qu’est-ce qui compte pour moi ? Qu’est-ce que je veux pour moi ?»
Et sur ce point précis, la spécialiste fera remarquer à l’auditoire que «bien souvent face à l’imprévu, la situation prend le dessus alors que l’intelligence situationnelle serait de prendre le lead de sa vie en apprenant à dissocier les situations en les réévaluant en fonction des facteurs contextuels ». Pour elle, la bêtise situationnelle est «de laisser la situation prendre le dessus». L’intervenante revient aussi aux croyances car l’ennemi numéro 1 de l’homme est l’ego. L’exercice à ce niveau sera de revisiter ses croyances en priorisant la résilience, l’humour et l’empathie. Et ce n’est que de cette manière que l’individu pourra prendre les mesures appropriées pour manager sa vie, son entreprise… Car il s’agit d’agir avec justesse et avec souplesse. «Qui suis-je ? Quels sont mes besoins ? Qu’est-ce que j’observe ? Qu’est-ce que j’écoute ? Comment obtenir une synergie intelligente ? Comment répondre à ses besoins ?» représentent autant de questions qui régissent le comportement de l’Homme.
Selon la spécialiste, «ce dernier est guidé par 6 leviers de motivation cognitive, esthétique, utilitaire, altruiste, individualiste et idéologique».
La coach en conclura qu’«agir en intelligence de situation, c’est accepter que la vie ne suive pas nos plans mais qu’elle nous invite sans cesse à ajuster notre façon d’y répondre. C’est la différence entre vouloir et maîtriser en choisissant avec justesse».










