Emploi : Les 20 propositions de la Fondation Jobs for Africa

Emploi : Les 20 propositions de la Fondation Jobs for Africa

Un million de jeunes arrivent chaque mois sur le marché du travail mais seuls trois millions d’emplois sont créés chaque année dans le secteur formel.

La Fondation Jobs for Africa lance un plaidoyer pour une sortie de crise et détaille 20 propositions pour l’emploi. Son président, Jamal Belahrach, appelle à «l’urgence d’un changement de paradigmes» pour bâtir un nouveau modèle de croissance pérenne.

Sécuriser l’emploi durant la crise sanitaire due au Covid-19 représente l’une des principales priorités et ce dans tous les pays. En Afrique les enjeux sont énormes compte tenu de l’âge moyen relativement bas. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un million de jeunes arrivent chaque mois sur le marché du travail mais seuls trois millions d’emplois sont créés chaque année dans le secteur formel. La forte croissance démographique ne fera qu’aggraver la situation. Les 1,3 milliards d’habitants que compte aujourd’hui le continent deviendront en effet 2,5 milliards en 2050 et 4 milliards en 2100.

C’est dans cette optique que Jamal Belahrach, président de la Fondation Jobs for Africa, a rédigé un plaidoyer comprenant 20 propositions concrètes pour rétablir la confiance, bâtir un contrat social efficient et créer des emplois durablement.

Fondée en 2016, en partenariat avec le Bureau international du travail (BIT) et l’Organisation internationale des employeurs (OIE), Jobs for Africa s’est appuyée sur toutes les ressources disponibles, auprès du HCP et d’autres organismes, pour tracer les voies devant permettre au Maroc de créer un nouveau cadre de progrès.
La fondation a dans ce cadre identifié plusieurs préalables à la sortie de crise.

Parmi eux, la modernisation du dialogue social afin qu’il soit l’outil principal de co-construction entre les parties prenantes, la compétitivité et l’emploi qui doivent être au cœur des échanges entre les entreprises et les partenaires sociaux, une administration plus agile, des politiques sectorielles plus cohérentes et législation du travail plus moderne. «Pour gagner en compétitivité et en pouvoir d’achat, mais aussi garantir une législation plus adaptée et une gouvernance plus efficace, Jobs for Africa propose un changement de paradigmes qui se traduit par des mesures fortes et inédites», assure le porte-parole de la Fondation. L’instauration d’un SMIG à 3.500 DH sans charges sociales, la mise en place d’une TVA sociale pour compenser cette exonération, la suppression du ministère de l’emploi au profit d’une agence dédiée à l’employabilité, la création d’une e-Anapec et d’une agence d’orientation professionnelle 2.0., dès le collège, l’établissement d’un contrat de travail unique, ou encore un plan de formation volontariste à destination de tous les demandeurs d’emploi représentent entre autres les mesures proposées par la Fondation.

Et pour créer le débat, la fondation organisera un hackathon social pour réunir toutes les parties prenantes en vue de construire, ensemble, une politique de l’emploi au cœur du dispositif de contrat social. À l’issue de cet événement, une conférence sociale sera organisée pour acter la mise en œuvre et le pilotage de cette politique. «Les enjeux post-crise que nous affrontons sont immenses. Ils nous obligent à sortir des dogmes et à imaginer des solutions nouvelles. Si nous voulons un nouveau modèle de croissance, nous ne pouvons plus faire l’économie d’un débat sans tabous, dans le cadre d’un dialogue totalement ouvert auquel doivent prendre part l’État, les entreprises, les partenaires sociaux, les collectivités et les citoyens eux-mêmes. Les mesures que nous proposons dans ce plaidoyer sont un premier pas pour poser les bases d’une nouvelle démarche économique et sociale», conclut le président de la Fondation.

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