Entrepreneuriat : Hub Africa fait un second bilan sur la diaspora africaine au Maroc

Entrepreneuriat  : Hub Africa fait un second bilan sur la diaspora africaine au Maroc

Malgré la pandémie, Hub Africa a poursuivi ses activités. Ses membres annoncent les derniers résultats suite à la seconde édition de l’étude sur l’entrepreneuriat de la diaspora africaine au Maroc.

La première en 2017 avait aussi porté sur la diaspora africaine qui a choisi d’entreprendre au Maroc. Ses auteurs présenteront publiquement les principales tendances le 1er septembre de cette édition de juillet 2021 axée sur «l’intention entrepreneuriale et les mécanismes de mise en œuvre des projets de la diaspora africaine au Maroc». La démarche s’inscrit dans la dynamique globale retenue par le Royaume d’accompagner la jeunesse et cultiver en elle la fibre entrepreneuriale. Déployer l’action à l’ensemble du continent africain, rappeler également les orientations stratégiques et l’intérêt du pays pour les autres pays africains.

Entrepreneuriat, investissement et innovation représentant les mots magiques qui seront nourris par un capital humain jeune également. D’ailleurs, Zakaria Fahim, président fondateur de Hub Africa, continue à rappeler la vocation de départ de ce réseau pour lever toute équivoque. Le périmètre de l’étude est bien défini au préambule et la diaspora africaine au Maroc désigne la population subsaharienne qui y est installée. Pour lui, «cette population contribue d’une manière significative à la consolidation des relations et des liens sur les plans économique, social et culturel entre le Maroc et les pays subsahariens». Et c’est tout là la mission première de Hub Africa depuis sa création.
L’étude sur «l’intention entrepreneuriale et les mécanismes de mise en œuvre des projets de la diaspora africaine au Maroc» est pilotée par NGE Impact, sous la houlette de son directeur général, Alioune Guèye, ainsi que par Zakaria Fahim. Le travail a été dirigé par Karim Gassemi, en sa qualité d’expert en analyse statistique, et coordonné par Thierno Khayar Kane, chef de projet Hub Africa.

L’étude se décline en 4 parties. La première rappelle le contexte et les objectifs de l’étude. Elle sera suivie de la méthodologie. Suivra la synthèse des résultats. La dernière partie sera consacrée à la synthèse générale et aux recommandations proposées par les experts. Parmi les principales, la facilitation de l’accès au financement à travers la mise en place des fonds d’investissement et des banques dédiées à ce type de projets a été avancée en priorité. Développer l’aspect Networking entre la diaspora africaine au Maroc et les dirigeants marocains, afin de capitaliser sur le retour d’expériences, a également été proposé. Cela pourra se faire à travers des leviers de réseautage comme l’Alumni de l’AMCI. La facilitation de l’intégration des Subsahariens en quête d’emploi au sein des entreprises marocaines est aussi une proposition qui a été plébiscitée par le comité directeur de l’étude.
Alioune Guèye appelle à un espace où l’acte d’investir pour la diaspora africaine est facilité pour s’ouvrir à des marchés dynamiques. L’expérience pour la promotion de l’entrepreneuriat, tel le programme Moukawalati ou encore le statut auto-entrepreneur, peut justement être ouverte à toute la diaspora africaine.

Il ressort de l’étude que près «de la moitié de la diaspora africaine au Maroc a l’intention de créer une entreprise dans son pays d’origine. Un tiers de cette population compte créer son entreprise et une moitié souhaite contribuer au développement économique et social du pays. Un quart espère profiter d’un marché en pleine croissance». 17,1% envisagent de développer leur activité à l’international, contre seulement 12,1% en 2017. Tous les résultats seront présentés et analysés le 1er septembre prochain.

Pour l’heure, la 8ème édition de Hub Africa 2020, placée sous la thématique «La ZLECA, accélératrice du développement des entreprises en Afrique», a été reportée aux 10 et 11 novembre prochain compte tenu de la pandémie. L’édition comptera 4 à 5 plénières sur 2 jours, ainsi que les 7 à 8 master class et les B2B seront organisés en mode virtuel (Phygital). Quant à la trentaine de startups, lauréates de l’African Pitch Roadshow 2020, elles devront être présentes à Casablanca pour le bootcamp, du 1er au 5 octobre, et assister à l’Event Phygital. Les dernières sélections à cette issue permettront de distinguer celles qui sont éligibles à l’accélération et/ou à l’incubation. A suivre…

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *