Cités des métiers, bachelor : La rentrée sous le signe de la métamorphose

Cités des métiers, bachelor : La rentrée sous le signe de la métamorphose

Après les épreuves du Bac, les regards se tournent vers les établissements d’enseignement supérieur

Ces nouvelles cités vont privilégier des formations qui répondent aux spécificités et aux potentialités de chaque région, à la fois dans les métiers liés aux domaines d’activités porteurs de l’écosystème dans lequel elles s’implanteront, mais aussi dans les métiers du futur tels que le Digital-Offshoring.

Le Bac en poche, la question éternelle s’impose : que faire après ? Depuis quelques années, le choix effectué est le résultat d’une grande réflexion menée au sein de la famille des bacheliers. Si la filière choisie et le circuit adopté sont souvent déterminants pour la suite et le plan de carrière, de plus en plus de familles n’hésitent plus à casser leur tirelire pour garantir à leurs enfants des chances meilleures pour l’avenir. Dans ce sens, l’enseignement supérieur privé connaît depuis quelques décennies une très grande dynamique. Les options proposées pour les bacheliers sont aussi riches que variées et chaque rentrée universitaire apporte son lot de nouveautés en termes de spécialités et diplomation. Face à cette concurrence agressive mais salutaire de la part du secteur privé, l’enseignement supérieur public entend récupérer la main et se débarrasser de certains stéréotypes qui collent notamment aux universités.

L’adoption d’une nouvelle loi-cadre fut ainsi un moment particulier. Les responsables entendent en faire le véritable déclic tant attendu. La loi-cadre n° 51.17 relative au système de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique a permis de lancer les premières réformes, notamment dans l’enseignement supérieur. Il y a tout d’abord l’option du développement de l’apprentissage en ligne en tant que modèle d’éducation équitable, grâce à la mise en place d’une plate-forme d’apprentissage en ligne et de centres virtuels de ressources pédagogiques, ce qui renforce la réforme initiée dans l’enseignement supérieur et contribue à améliorer la qualité de l’apprentissage et à moderniser le système de l’éducation. Cette option choisie, commence à s’imposer aujourd’hui après l’épisode de la crise sanitaire. La deuxième réforme phare concerne la mise en place du système bachelor dont le déploiement est prévu dès cette rentrée universitaire. Mais les responsables comptent également sur un autre secteur qui représente le second pilier de l’enseignement, à savoir la formation professionnelle. Dans ce sens, le Maroc espère faire les choses en grand. Le pays s’est même doté d’une feuille de route présentée devant le Souverain.

L’implication royale dans ce chantier montre l’intérêt accordé à la formation professionnelle comme une alternative fiable et rapide pour préparer les jeunes au monde professionnel et répondre aux demandes du marché de l’emploi. Ainsi, la feuille de route fait le parti de la construction d’infrastructures nouvelles répondant aux derniers standards internationaux. Le but est de doter chaque région du pays d’une cité des métiers et des compétences (CMC). Ces nouvelles cités vont privilégier des formations qui répondent aux spécificités et aux potentialités de chaque région, à la fois dans les métiers liés aux domaines d’activités porteurs de l’écosystème dans lequel elles s’implanteront, mais aussi dans les métiers du futur tels que le digital-offshoring.

Ces futurs espaces devront comporter des structures spécifiques à l’instar des chaînes de production pédagogiques, des centres de simulation et les halls technologiques, de façon à recréer l’environnement professionnel nécessaire à l’acquisition des compétences s’inscrivant dans la pratique réelle d’un métier. Ils fonctionneront sur la base du principe de la mutualisation dans un esprit d’optimisation de l’utilisation des ressources disponibles, notamment pour les plates-formes numériques, les centres de langues, les Career Centers, les bibliothèques et médiathèques, les internats et les terrains de sport.

Le pari semble déjà tenu puisque la première CMC ouvrira ses portes dès cette rentrée. Les nouveaux bacheliers auront un grand choix entre l’enseignement supérieur privé, les universités publiques et les cités de la formation professionnelle. Les responsables mais également les étudiants et leurs familles comptent bien faire de la rentrée 2021-2022 une rentrée sous le signe de la métamorphose de l’enseignement supérieur. Un objectif plus que jamais proche de la réalisation.

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