Cités des métiers et des compétences, nouveaux temples de la formation professionnelle

Cités des métiers et des compétences, nouveaux temples de la formation professionnelle

Les premières cités démarrent dès la rentrée avec l’objectif de franchir un nouveau palier dans le domaine

Ces futurs espaces privilégieront la formation en milieu professionnel par le biais de l’alternance et l’apprentissage, la maîtrise des langues, l’approche par compétences et les soft skills (compétences non techniques).

Annoncer il y a deux années à peine, les Cités des métiers et des compétences (CMC) commencent à sortir de terre. C’est une nouvelle stratégie qui prend forme avec l’objectif de doter chaque région du pays d’une Cité des métiers et des compétences avec des filières nouvelles et des circuits bien tracés. Concrètement, plusieurs CMC sont actuellement en chantier avec l’objectif de démarrer l’activité dans les prochains mois. Ainsi, la Cité des métiers et des compétences de Souss-Massa ouvrira ses portes lors de la prochaine rentrée de formation 2021/2022. Lancés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Agadir en février 2020, les travaux de la CMC de Souss-Massa touchent à leur fin et sera livrée dans les délais.

Si ces infrastructures seront bien évidemment modernes et dotées des dernières technologies, les CMC se caractériseront surtout par un mode de gouvernance et de gestion innovant. Dévolue à une société anonyme, filiale de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), elle sera dirigée par un professionnel et son conseil d’administration sera composé de représentants de l’Etat, de la région et des professionnels (CGEM Souss-Massa, fédérations et associations professionnelles régionales, etc.). C’est le cas pour la CMC de Souss-Massa qui disposera d’une capacité d’accueil de 3.420 places pédagogiques et garantira une offre de formation diversifiée dans des secteurs stratégiques tels que l’industrie, l’agriculture, la pêche, l’artisanat, le BTP, mais aussi dans des métiers innovants comme le digital et l’offshoring. Il faut dire que les CMC représentent le pilier majeur de la nouvelle stratégie de la formation professionnelle. Au total, 12 Cités des métiers et des compétences vont voir le jour dans les 12 régions du Royaume. Ces futurs espaces privilégieront la formation en milieu professionnel par le biais de l’alternance et l’apprentissage, la maîtrise des langues, l’approche par compétences et les soft skills (compétences non techniques).

Le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, lors de la séance de présentation, avait signalé que ces nouvelles Cités vont privilégier des formations qui répondent aux spécificités et aux potentialités de chaque région, à la fois dans les métiers liés aux domaines d’activités porteurs de l’écosystème dans lequel elles s’implanteront, mais aussi dans les métiers du futur tels que le Digital-Offshoring. Plus concrètement encore, 8 pôles d’activité porteurs d’emploi ont été ciblés : agriculture et agro-industrie, pêche, tourisme et hôtellerie, santé, artisanat, industrie et industries propres, digital et offshoring/intelligence artificielle et enfin les services aux personnes. Les formations liées au Digital-offshoring seront ainsi déployées dans les 12 régions, alors que celles se rapportant à l’intelligence artificielle seront proposées au sein des régions de Rabat-Salé-Kénitra et de Casablanca-Settat.

Pour l’agriculture-agro-industrie et l’industrie, secteurs majeurs et à très large spectre, leurs filières de formation seront proposées dans la majorité des régions, avec, en outre, des filières relatives à l’industrie navale à Agadir et Casablanca. Huit régions accueilleront des formations en hôtellerie-tourisme, l’autre secteur clé de l’économie nationale. En matière de santé, seules les huit régions disposant d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) fonctionnel ou en cours de construction accueilleront des filières de santé. Les formations d’artisanat seront déployées essentiellement dans les régions de Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Drâa-Tafilalet, au sein desquelles cette activité est prépondérante.
Il faut préciser enfin que ces futures cités nécessiteront un investissement de 3,6 milliards DH provenant de la contribution de l’Etat, de l’OFPPT et des régions. L’ouverture progressive de ces nouvelles structures va débuter dès la rentrée prochaine alors que le reste suivra à la rentrée suivante.

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