Conseil national de l’entreprise : Les entrepreneurs appelés à investir dans la formation professionnelle

Conseil national de l’entreprise : Les entrepreneurs appelés à investir dans  la formation professionnelle

«La formation professionnelle se veut une formation par et pour l’entreprise». Ainsi s’exprime, mercredi Saïd Amzazi, lors du Conseil national de l’entreprise consacré par la CGEM au capital humain et à cette formation.

«C’est un secteur où vous devez vous investir. Elle est aussi de votre ressort», s’adresse le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique aux entrepreneurs présents à cet événement tenu en ligne. Pour le responsable gouvernemental, l’entreprise doit être considérée en tant que véritable «cadre pédagogique». Et ce n’est pas tout ! «Vous devez envisager la formation en contexte sous forme d’alternance ou d’apprentissage sous le prisme du retour sur investissement et de l’engagement», avance M. Amzazi. Par l’occasion, il ne manque pas de s’exprimer sur le nouveau modèle de développement qui préconise l’identification continue des métiers, une évaluation indépendante des acquis et une gestion financière optimisée de la formation professionnelle. «Nous sommes en train d’installer une offre de formation dans le milieu rural», ajoute-t-il en s’exprimant entre autres sur le passage des jeunes de l’informel vers le formel.

Dans ce sens, il cite l’exemple de l’accompagnement de jeunes à Derb Ghellef qui ont des soft-skills en les aidant à créer leurs entreprises. «Voilà pourquoi nous œuvrons à multiplier les centres de langues, les formations certifiantes en ligne ou en présentiel pour les soft skills et le numérique…», enchaîne le ministre. M. Amzazi rappelle, également, la création de Centres de formation et d’accompagnement en matière d’entrepreneuriat et de Middle Management destinés à l’amélioration de l’employabilité des jeunes et au développement chez ces derniers de l’esprit d’initiative et d’entrepreneuriat. «Un premier centre au niveau des Régions de Casablanca-Settat est déjà en construction, et les deux autres sont programmés au niveau de la Région Marrakech/Safi et de la Région Tanger Tétouan Al Hoceima. Les autres régions seront également prochainement programmées», annonce-t-il.

De son côté, Chakib Alj, président de la CGEM, établit un diagnostic profond. «L’enseignement supérieur, malheureusement, avance à deux vitesses et souffre de nombreux problèmes tels que la congestion, l’obsolescence des contenus de formation et un déficit de qualité, ce qui conduit à des taux élevés d’abandon et d’échec», estime-t-il. De plus, il trouve que la recherche fondamentale ne permet pas aujourd’hui un alignement avec les besoins des entreprises. «Afin de promouvoir l’investissement privé dans la recherche scientifique, qui souffre déjà d’un déficit de financement, il faudrait construire des ponts entre l’Université et le monde socio-économique, entre la recherche scientifique fondamentale et la R&D appliquée, ce dont l’entreprise a véritablement besoin», avance-t-il. M. Alj s’exprime également sur l’accord de la CGEM pour réaffecter 500 millions de dirhams issus des recettes de la Taxe de formation professionnelle afin d’accompagner la réalisation de la feuille de route royale relative aux Cités des Métiers et des compétences. Pour lui, la formation professionnelle continue est aussi une question réduite à sa plus simple expression. En outre, une vision concertée a été élaborée selon M. Alj qui consiste entre autres à externaliser la structure de gestion de la formation continue de l’OFPPT.

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