Formation professionnelle: Une évolution des effectifs de 9 % par rapport à la rentrée 2013-2014

Formation professionnelle: Une évolution des effectifs de 9 % par rapport à la rentrée 2013-2014

ALM: Quels conseils donneriez-vous aux élèves souhaitant poursuivre une formation professionnelle ? Et comment bien choisir sa filière ?
 

Larbi Bencheikh: Je tiens d’abord à leur dire que la formation professionnelle n’est plus un pis aller, une voie dans laquelle on s’engage faute de mieux. Bien au contraire, c’est la voie de l’avenir! La formation professionnelle ouvre aujourd’hui bien des horizons, comme en témoignent les taux d’insertion largement satisfaisants des lauréats de l’OFPPT, et qui je rappelle, varient de 75 à 100% selon les filières. Je recommande aux jeunes de saisir l’occasion de la campagne d’information et d’orientation que nous organisons au niveau de tous nos établissements et aussi dans les lycées, les collèges…, en partenariat avec le MEN et les académies régionales, pour rencontrer nos conseillers en orientation. Ces conseillers accueillent, informent et orientent les jeunes sur les filières les plus adaptées à leur potentialité. En effet, nous ne nous contentons pas d’être une boîte d’enregistrement des demandes des jeunes : nous leur assurons le conseil et l’orientation vers les formations les mieux indiquées à leurs cursus et aptitudes. Ils pourront ainsi faire des choix de filière réfléchis, basés à la fois sur leurs prérequis et leur penchant pour un secteur d‘activité, ou un métier donné, pour de plus grandes chances d’insertion professionnelle.

Où en êtes-vous dans la réalisation du Plan de développement à l’horizon 2017?

L’année 2014 constitue la 4ème tranche du Plan de développement de l’OFPPT pour la formation d’un million de jeunes à l’horizon 2017, et qui vise à accompagner l’essor économique de notre pays, par une offre de formation adaptée aux besoins des entreprises et des opérateurs économiques. Afin d’atteindre ces objectifs, l’OFPPT continue à élargir son dispositif pour doter l’économie nationale de compétences nécessaires dans les secteurs porteurs. En effet, au cours de cette année, l’OFPPT a prévu la formation de 370.000 jeunes au titre de la rentrée 2014-2015. Ce développement de l’offre de formation est accompagné par un vaste programme de renforcement de la qualité de la formation, d’un chantier de réorganisation et de modernisation, notamment la régionalisation de l’OFPPT pour une formation de proximité.  

Quels sont les axes de l’offre de formation 2014-2015 ?

Comme je viens de l’annoncer, le dispositif de formation a été renforcé pour offrir 370.000 places pédagogiques, soit une évolution des effectifs de 9 % par rapport à la rentrée 2013-2014.
Le maintien de cette cadence de développement vient en accompagnement des besoins en ressources qualifiées des secteurs prioritaires et des grands programmes économiques nationaux: PNEI dont la 2ème phase vient d’être annoncée et qui table sur la création de 500.000 emplois à l’horizon 2018, le Plan Maroc Vert, les stratégies transport et logistique, la Vision 2020, Rawaj, les énergies renouvelables….  Le réseau des établissements de l’OFPPT sera porté à 336 par la création de 7 établissements sectoriels dont l’Ecole de formation dans les métiers du BTP Settat, 2 instituts dédiés aux métiers de l’automobile à Casablanca et Salé, l’Institut de formation dans les matériaux de construction à Tamesna, un établissement dédié au tourisme à Temara, le Complexe de formation dans les métiers des nouvelles technologies de l’information, de l’offshoring et de l’électronique- Oujda…

Quel bilan faites-vous des contrats spéciaux de formation ?

Permettez-moi d’abord de rappeler que le système des CSF, malgré les nombreuses réformes subies, demeure inefficace et que peu d’entreprises marocaines y font appel ; seules les grandes entreprises en bénéficient. Ceci nous amène à penser qu’un sérieux problème se pose au niveau de l’efficacité même du système quant à la prise en compte des besoins en formation continue des entreprises, principalement ceux des PME/PMI. Ce constat doit être au cœur de toute réforme de la gouvernance des CSF, dont nous sommes les premiers demandeurs et ce, depuis 2008. Actuellement, les travaux de la commission tripartite (Etat, CGEM, syndicat) sont toujours en cours, pour l’adoption d’un projet de décret portant les dispositions de la nouvelle gouvernance qui maintiendra le tripartisme souhaité par tous. En attendant cette réforme, notre dernier comité de gestion a avalisé un assouplissement des procédures actuelles permettant le traitement des dossiers avec plus de célérité et d’aisance.

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