Formation supérieure: Plus de 50% des lycéens souhaitent poursuivre leurs études à l’étranger

Formation supérieure: Plus de 50% des lycéens souhaitent poursuivre leurs études à l’étranger

L’étranger fascine encore et toujours nos jeunes. D’après les résultats des enquêtes menées par le groupe l’Etudiant Marocain en 2013, plus de 50% des lycéens interrogés ont exprimé le souhait de poursuivre leurs études à l’étranger.

«Ce choix demeure judicieux si on considère les apports d’un séjour d’études à l’étranger à la fois en termes de qualité des études, mais aussi d’autonomie et de mixture culturelle que l’étudiant acquiert à l’international. Toutefois, bien se renseigner est un préalable au choix de la bonne destination», indique Mohcine Berrada, président-directeur général du Groupe l’Etudiant  Marocain. Par ailleurs, ces enquêtes ont également permis de relever une nouvelle tendance auprès des lycéens marocains.

«En effet, et à côté des cibles traditionnelles de nos étudiants, d’autres pays s’imposent comme de nouveaux pôles de formation d’excellence, notamment en Asie et en Europe de l’Est. Nous éditions à ce propos un Guide des études à l’étranger qui décortique plus de 30 systèmes d’enseignement à travers le monde, et qu’élèves, étudiants et parents peuvent consulter pour les aider à se décider en toute connaissance de cause», annonce M. Berrada. Universités prestigieuses, classes préparatoires, écoles d’ingénieurs, de commerce et de gestion… ce sont là les principales formations à l’étranger qui séduisent le plus les bacheliers marocains.

On estime à 60.000 le nombre d’étudiants marocains qui partent annuellement à l’étranger pour poursuivre leurs études supérieures. Et près de la moitié des étudiants choisissent la France pour leurs études après le baccalauréat. En 2012, le nombre d’étudiants marocains a atteint 32.482, soit 11,3% du total des étudiants étrangers en France, devant les étudiants chinois (10,3%) et les Algériens (8,3%). «Nous restons néanmoins convaincus que nos étudiants doivent penser à commencer leurs études supérieures au Maroc pour mieux se préparer à affronter l’expatriation à l’étranger qui n’est pas toujours facile à vivre pour des bacheliers partant à un très jeune âge», conseille M. Berrada.

Avec le Maroc, la France veut consolider les liens en matière de formation. En février dernier, lors de sa visite, à Rabat, le ministre français de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a affirmé que Paris et Rabat sont déterminés à renforcer davantage leur coopération bilatérale dans le domaine de l’éducation.  S’exprimant lors d’une réception à la Résidence de France en présence de partenaires marocains, de la communauté éducative du réseau d’enseignement français et de chefs d’entreprises, M. Peillon a souligné que «le Maroc et la France ont un destin partagé et un avenir commun et sont ainsi appelés à œuvrer ensemble pour ouvrir aux jeunes générations des perspectives communes, qu’il s’agisse de l’enseignement des langues, notamment la langue française, ou des questions d’orientation scolaire, de formation professionnelle, d’ouverture des sections internationales du baccalauréat et d’évaluation des systèmes éducatifs».

En effet, la France tient toujours à renforcer sa place en tant que destination privilégiée pour les étudiants africains francophones. D’ailleurs, elle compte créer un guichet unique pour que les étudiants et chercheurs puissent y accomplir facilement toutes leurs démarches. Aussi, 40.000 logements étudiants seront bâtis d’ici 2017 ; une part des 13.000 premiers logements sera affectée aux étudiants étrangers. La France pense que le renforcement de sa compétitivité passe par une ouverture du marché du travail à ces étudiants étrangers.

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