Métiers du bâtiment: Quatre centres de formation en vue pour Addoha

Métiers du bâtiment: Quatre centres de formation en vue pour Addoha

Comptant à son actif trois promotions, le centre de formation par apprentissage Alfirdaous, initié par la fondation Addoha, semble gagner en maturité. Les propos, relayés vendredi audit centre à Ain Aouda, par le président de cette structure, qui vise à «atteindre 5 centres de formation destinés à former 8.000 jeunes déscolarisés à l’horizon de 2018», illustrent cette plénitude.

Des espaces qui seront offerts, tout comme le 1er, aux couches sociales défavorisées dont les enfants souffrent de déscolarisation aggravée. «Le Maroc de demain se prépare avec les jeunes les plus vulnérables. La solution est d’accéder à des activités génératrices de revenus», a enchaîné Anas Sefrioui lors de la cérémonie de remise de diplômes à la 3ème promotion dudit centre au titre de l’année 2014-2015. Un événement également marqué par la présence de ministres, dont le ministre délégué auprès du ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Khalid Berjaoui, qui se sont félicités de l’initiative de la fondation Addoha.

Pour sa part, Lahcen Daoudi, qui a caressé l’espoir de voir «cette expérience menée par d’autres entreprises», n’a pas manqué de rappeler les séquelles de la conjoncture. «Pour l’heure, le chômage s’est quasiment installé à cause de la crise», a enchaîné le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres. Son collègue chargé de l’emploi et des affaires sociales a abondé dans le même sens. «Le taux de chômage a relativement augmenté», a affirmé Abdeslam Seddiki qui a quand même porté un regard optimiste sur les métiers du bâtiment. «Le secteur de construction offre des opportunités d’emploi abondantes», a-t-il enchaîné en puisant son raisonnement dans la tendance des investissements marocains en Afrique subsaharienne.  

A son tour, Mohamed Nabil Benabdellah, ministre de l’habitat et de la politique de la ville, a estimé que « la création de nouveaux centres dans d’autres villes est une bonne aubaine pour les jeunes».    

Ceci étant, l’espace Alfirdaous, destiné à assurer une formation en métiers du bâtiment à environ 200 élèves par an, a déjà sorti 500 lauréats selon le président de la fondation qui a rappelé que des bourses leur sont octroyées pour poursuivre des études supérieures.    

Outre le centre Alfirdaous qui admet des jeunes âgés de 16 à 25 ans, 4 autres espaces de formation sont prévus à Fès, Marrakech, Casablanca et Tanger. Celui de Aïn Aouda réalise un taux de réussite supérieure à 82%. Quant au taux d’insertion professionnelle des lauréats qui en sont issus, il est de 86%, soit 71% en auto-emploi et 15% sont salariés en entreprises. D’ailleurs, certains jeunes sont recrutés auprès d’Addoha.

En détail, ledit centre dispense des formations en carrelage mosaïque, maçonnerie polyvalente, plâtrerie, électricité en bâtiment, peinture de bâtiment et plomberie sanitaire. Et pour l’anecdote, une seule fille est lauréate en électricité en bâtiment parmi les garçons de la 3ème promotion. Un nombre plus élevé de filles étant spécialisé en peinture de bâtiment.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *