Système éducatif : Pour une gouvernance rénovée

Système éducatif : Pour une gouvernance rénovée

Dans ce débat sur la réforme de ce système, l’Association Citoyens du Maroc vient de dévoiler ses propositions. «Nous avons lancé une étude qui aborde la mise à niveau du système éducatif sous un angle nouveau.

Sur deux ans, plus de 50 experts nationaux et internationaux ont été impliqués dans la réalisation de cette étude dont les résultats ont été présentés devant le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, le Conseil économique, social et environnemental, le ministère de l’éducation nationale ainsi que le chef de gouvernement», précise Youness El Himdy, président de l’Association Citoyens du Maroc.

«Cette étude n’est en aucun cas un plaidoyer en faveur de l’enseignement privé. D’ailleurs, nous avons adopté une approche systémique incluant des dimensions non encore explorées. Pour la promotion de notre système éducatif, nous proposons d’agir sur trois niveaux, l’évolution  du rôle de l’Etat vers un rôle d’abord de régulateur de l’offre éducative, l’assainissement et la rationalisation du système actuel ainsi que la mise en place d’une nouvelle gouvernance», ajoute M. El Himdy. Selon l’Association Citoyens du Maroc, l’Etat est quasiment seul sur tous les fronts.

Et ce du financement aux prestations, de la formation des enseignants à l’évaluation, en passant par la conception des programmes et des manuels. Pour sa part, l’offre privée est peu développée et souffre d’une image mercantile, selon la même source.  «De ces deux constats émane une ébauche de solution : L’Etat doit créer les conditions de l’émergence d’autres variantes  d’offres éducatives. Des offres mixtes faisant intervenir des opérateurs extérieurs sous la régulation de l’Etat et avec son aide.

La régulation de l’Etat interviendra directement sur la qualité de l’éducation proposée, ainsi que sur les tarifs appliqués aux citoyens dans le secteur privé, payant en particulier», relève-t-on dans cette étude. Par ailleurs, la mise en  place d’une gouvernance nouvelle passerait, selon les recommandations de l’Association Citoyens du Maroc, par une loi-cadre qui inscrit le projet de réforme et qui fixe le cap sur un horizon de 10 à 20 ans avec une évaluation tous les cinq ans.

Un autre axe de cette nouvelle gouvernance est la séparation des pouvoirs entre les  organes de la politique éducative, de la planification stratégique, du contrôle et de l’évaluation d’une part et des organes d’exécution opérationnelle d’autre part et qui devrait être dévolu aux régions.

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