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Insertion économique des jeunes et des femmes : Le marché du travail passé au crible par des ONG

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Pour la réalisation de ce projet, une étude sera réalisée portant sur les villes de Casablanca, Marrakech, Safi et Tanger.

Diagnostic : Plusieurs associations souhaitent disposer d’une analyse actualisée du marché du travail marocain, afin d’orienter les activités de formation professionnelle, d’insertion économique et d’accompagnement des jeunes et des femmes vers des opportunités d’emploi durables.

Plusieurs associations, à savoir L’Heure Joyeuse, 100% Mamans, Al Karam et et Apprentis d’Auteuil, mettent en œuvre le projet «Najah», pour contribuer à l’insertion socio-économique des jeunes marocains, en renforçant l’employabilité des jeunes grâce à des dispositifs innovants d’orientation, de formation et d’insertion professionnelle et d’accompagnement à l’entrepreneuriat.

Pour cela, les associations partenaires du projet souhaitent ainsi disposer d’une analyse actualisée du marché du travail marocain, afin d’orienter les activités de formation professionnelle, d’insertion économique et d’accompagnement des jeunes et des femmes vers des opportunités d’emploi durables. Ainsi, un appel à consultation a été lancé par ces associations dans l’objectif de réaliser un diagnostic approfondi du marché du travail afin qu’elles soient en capacité d’accompagner les jeunes vers des formations adéquates et qui répondent aux exigences du marché de l’emploi ainsi que des secteurs économiques porteurs et pourvoyeurs d’emploi.
Pour la réalisation de ce projet, une étude sera réalisée portant sur les villes de Casablanca, Marrakech, Safi et Tanger. Cette étude couvre les jeunes âgés de 17 à 40 ans, les femmes (dont des mères célibataires), les jeunes en situation de NEET, les entrepreneurs, les PME/TPE, les Centres de formation professionnelle, les acteurs publics de l’emploi ainsi que les associations dans le secteur de la jeunesse et de l’employabilité.

Il est important de signaler que le marché du travail au Maroc est marqué par des déséquilibres structurels qui affectent particulièrement les jeunes et les femmes. Malgré la création de 193.000 emplois en 2025, le chômage reste élevé avec 1,62 million de personnes sans emploi, soit un taux de chômage de 13% selon les données du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus touchés (37,2%), de même que les femmes (20,5%) et les diplômés (19,1%). Le sous-emploi progresse également, atteignant 10,9% de la population active occupée, soit près de 1,19 million de personnes, révélant la persistance d’emplois précaires. La faible participation des femmes au marché du travail constitue un défi majeur. Environ 1,5 million de jeunes, soit un sur quatre, âgés de 15 à 29 ans, ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET), avec une proportion particulièrement élevée chez les jeunes femmes (72,8%).

Dans le même temps, de nombreuses entreprises signalent des difficultés de recrutement liées à une inadéquation entre les compétences disponibles et leurs besoins. Bien quel’offre de formation professionnelle se soit développée ces dernières années, elle demeure confrontée à plusieurs défis : accès inégal selon les territoires et les publics, concentration sur certaines filières, adaptation encore insuffisante aux évolutions des métiers et des compétences, et développement limité des approches pédagogiques innovantes et de l’alternance. C’est pour tenter de répondre à ces problématiques que ces associations ont mis en oeuvre le projet «Najah».